Violences invisibles : quand la justice affronte l’impensable

Procès d’Alex Ursulet : un déjeuner clé précipite le débat judiciaire

L’ouverture du procès d’Alex Ursulet, ancien avocat d’assises réputé, a connu un rebondissement spectaculaire ce lundi avec l’évocation d’un déjeuner décisif. L’homme, autrefois défenseur de Guy Georges, est jugé à Paris pour le viol présumé d’une stagiaire en 2018, après un repas où la relation hiérarchique s’est révélée sous tension. Selon l’enquête, l’ex-pénaliste aurait convié sa stagiaire à déjeuner, avant une séquence qui va bouleverser leur rapport professionnel.

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Déjà, la plaignante affirmait que l’ambiance du cabinet était teintée de domination subtile. Ursulet, d’après le dossier, alternait proximité et réprimandes, installant un climat ambigu où le pouvoir pesait lourd. La victime, aujourd’hui avocate, raconte que ce déjeuner du 30 janvier 2018 a marqué une bascule : au retour, seule avec lui au cabinet, elle aurait subi, paralysée par la sidération, des gestes non consentis. L’accusation retient une utilisation abusive de l’autorité ; la défense rejette catégoriquement l’ensemble des faits, dénonçant un complot.

Tandis que l’audience se poursuit et que les témoignages s’enchaînent, la justice tente de démêler l’intime et le professionnel. Ce procès reflète des enjeux profonds sur l’emprise et le consentement. Le verdict, déjà attendu, pourrait rebattre les cartes dans le microcosme judiciaire parisien.

​Raël visé par une plainte pour viols, torture, abus de faiblesse et actes de barbarie sur mineure

Une ancienne adepte du mouvement raélien a déposé une plainte contre Claude Vorilhon, dit Raël, fondateur du groupe sectaire, pour des faits graves de viols, torture, abus de faiblesse et actes de barbarie. La plaignante, Lydia Hadjara, âgée de 43 ans, accuse le gourou de lui avoir infligé de multiples sévices sexuels dès son plus jeune âge, sous un régime d’emprise sectaire forte et d’endoctrinement.

Les faits remonteraient à plusieurs années, dans un contexte où la jeune femme, devenue mineure, aurait été soumise à des violences physiques et psychologiques au sein de ce groupe fermé. Raël, aujourd’hui âgé de 79 ans et exilé au Japon, est également poursuivi avec deux de ses proches collaborateurs, dont certains ont déjà été condamnés pour atteintes sexuelles sur mineurs.

Cette plainte s’inscrit dans la continuité d’enquêtes sur les dérives sectaires qui mettent en lumière l’exploitation de la faiblesse des adeptes, notamment des mineurs, victimes de manipulation et de violence conjugées. Les poursuites judiciaires contre Raël interviennent alors que ses méthodes et son influence sont de plus en plus contestées et surveillées par les autorités françaises.

Au dépôt du tribunal de Bobigny, les caméras-piétons allumées en cellule après accusations contre deux policiers

Deux policiers du dépôt du tribunal de Bobigny, âgés de 23 et 35 ans, ont été mis en examen début novembre pour viols et agressions sexuelles sur une jeune femme dans une geôle du tribunal. Les faits présumés se sont déroulés dans la nuit du 28 au 29 octobre 2025. Face à la gravité de l’affaire, une nouvelle mesure a été instaurée : les caméras-piétons des agents seront désormais systématiquement allumées quand ils se trouvent en cellule avec des personnes détenues.

Cette initiative vise à renforcer la protection des personnes en garde à vue ou en détention provisoire, notamment dans le contexte de cette affaire où les violences sexuelles ont été filmées par les policiers eux-mêmes. Les deux agents mis en cause ont été suspendus de leurs fonctions et écroués à Paris. Ils affirment que les relations étaient consenties, tandis que la plaignante a déposé plainte pour viols.

Le ministre de l’Intérieur a condamné fermement ces faits, rappelant que de tels agissements sont inacceptables. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour mener l’enquête, renforcée par la surveillance accrue des policiers en cellule par le biais des caméras-piétons. Le tribunal de Bobigny s’est dessaisi de l’affaire au profit du parquet de Paris. Cette mesure de transparence est une réponse directe à ce scandale qui secoue la police française.

Un homme interpellé pour meurtre, viol, enlèvement et séquestration dans le Val-de-Marne après la fuite de la victime.

Mardi 11 novembre au soir, un homme a été interpellé à Savigny-sur-Orge (Essonne) par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) en collaboration avec la police locale. Il est soupçonné d’avoir commis plusieurs crimes graves : meurtre, viol sur son ex-compagne, enlèvement et séquestration. L’arrestation intervient après la découverte d’un corps dans un box à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et le témoignage de la victime, qui a déclaré s’être échappée de son domicile en sautant d’un balcon.

La femme, âgée de 37 ans, a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait été séquestrée avec son fils de 9 ans dans l’appartement de l’homme à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne). Elle a affirmé que son ex-conjoint avait tué par balle son nouveau compagnon dans leur domicile à Champigny-sur-Marne, où des traces de sang, des gants et des produits détergents ont été retrouvés. Le corps retrouvé présentait une plaie par balle à la tête.

Le mis en cause, en fuite jusqu’à mardi soir, a été arrêté avec une arme de calibre 6,35 en sa possession. Il conteste certaines accusations, selon son avocate, qui refuse de commenter les faits avant l’examen contradictoire du dossier. Une enquête criminelle a été ouverte par le parquet de Créteil et confiée à la police judiciaire du Val-de-Marne, sous réserve de la prudence quant aux auditions en cours.

​Messages incitant au viol retrouvés dans le téléphone d’un prévenu mineur à Genève, arrestation près de Paris

Un adolescent prévenu pour trois agressions sexuelles à Genève, alors âgé de 16 ans, était en lien avec au moins deux comptes Snapchat incitant à commettre des crimes sexuels. Des messages retrouvés dans son téléphone le poussaient explicitement à passer à l’acte. Cette manipulation inquiétante illustre la montée des cyberviolences sexuelles entre jeunes sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, un homme a été arrêté près de Paris dans une affaire liée à la même enquête, confirmant l’existence d’un réseau d’incitation aux agressions. Cette arrestation fait écho à la nécessité d’une vigilance accrue face à la cybercriminalité et aux influences toxiques sur les mineurs via les plateformes comme Snapchat.

Les forces de l’ordre, notamment gendarmes spécialisés en cybercriminalité, ont mis en œuvre des techniques d’enquête innovantes incluant des investigations sous pseudonyme pour démanteler ces réseaux. Ces méthodes dévoilent des formes modernes de manipulation et de pression exercées sur les mineurs pour commettre des infractions graves, avec des conséquences psychologiques lourdes sur les victimes et les auteurs eux-mêmes.

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