La COP30 s’est ouverte ce lundi à Belém, au Brésil, dans un contexte climatique et géopolitique tendu. Les 191 pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se réunissent jusqu’au 21 novembre pour avancer sur la réduction des émissions, la sortie progressive des énergies fossiles et le financement climatique.
Depuis l’adoption de l’Accord de Paris en 2015, les COP ont permis des avancées notables, comme la création d’un fonds « pertes et préjudices » à la COP27 ou l’appel à la transition hors des combustibles fossiles à la COP28. Pourtant, les objectifs restent ambitieux : le réchauffement mondial est encore projeté à +2,6°C d’ici 2100, loin des 1,5°C visés.
La présidence brésilienne met en avant la préservation des forêts tropicales et la place des peuples autochtones, Belém étant située au cœur de l’Amazonie. Le Brésil, engagé à réduire la déforestation à néant d’ici 2030, souhaite aussi que la COP30 définisse une feuille de route claire pour la sortie des énergies fossiles.
Les discussions porteront sur la mise à jour des Contributions déterminées au niveau national (NDC), la finalisation des règles de l’Article 6 et la déforestation. L’Union européenne a récemment adopté un nouvel objectif de réduction des émissions, entre -66,25% et -72,5% d’ici 2035, et une loi climat visant -90% d’ici 2040.
