Le gouvernement français prévoit d’instaurer une taxe sur les liquides de cigarettes électroniques dès 2026, confirmant une mesure longtemps discutée mais jamais appliquée. Cette taxe sera fixée à un taux moindre que les propositions initiales, autour de 3 centimes d’euro par millilitre, contre 15 centimes précédemment envisagés. L’objectif affiché est d’aligner la fiscalité des e-liquides sur celle du tabac, tout en protégeant la santé publique.
Depuis plusieurs années, la France hésitait à taxer ces produits, malgré l’existence de taxes similaires dans la plupart des pays européens voisins. Cette décision répond à une volonté ancienne de réguler davantage le marché du vapotage, qui avait connu un traitement fiscal moins strict que le tabac. L’instauration de cette taxe s’inscrit dans un contexte de renforcement global du cadre réglementaire autour du vapotage, incluant des restrictions sur les taux de nicotine et la composition des e-liquides.
Le projet de loi de finances pour 2026 inclut donc cette mesure, qui a pour but de réduire l’attrait des cigarettes électroniques, notamment chez les jeunes, tout en générant des recettes fiscales. Le gouvernement reste prudent sur le taux, optant pour une taxation « minorée » afin d’éviter un découragement excessif des utilisateurs de la vape, souvent des fumeurs en cours de sevrage. Cette nouvelle fiscalité devrait entrer en vigueur en janvier 2026, marquant un tournant dans la politique sanitaire et économique française sur ce sujet.
