Les représentants de l’État sont descendus dans la rue. Partout en France.
Mardi 29 septembre, 300 000 personnes ont manifesté pour réclamer davantage de moyens pour le secteur public, selon la CGT. Le ministère de l’Intérieur a dénombré 107 000 manifestants, dont 70 000 à Paris, d’après le syndicat.
Plus de 160 à 170 marches ont été annoncées dans tout le pays , des écoles aux casernes de pompiers, des lycées aux hôpitaux.
Tout a commencé par une annonce. À la mi-septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé son intention de geler à nouveau le point d’indexation, qui sert de référence pour le calcul du traitement de base des fonctionnaires.
Depuis 2017, le taux d’inflation n’a été augmenté qu’à deux reprises, en 2022 ( 3,5 % ) et en 2023 ( 1,5 % ) , soit un total d’un peu plus de 5 %. L’inflation cumulée devrait atteindre 24,17 % fin 2026 , selon l’INSEE.
Les syndicats souhaitent exercer une pression avant la présentation du budget 2027, prévue jeudi. Le mouvement intersyndical est vaste : CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP. Tous appellent à la mobilisation.
Dans les écoles, 40 % des enseignants du primaire sont en grève, selon le syndicat SNUipp-FSU. Les pompiers, qui ont été en première ligne dans la lutte contre les incendies et les inondations cet été, sont également présents , ainsi que des représentants des syndicats de police. Des lycéens ont appelé à des blocages.
Transports, perturbations mineures. La RATP et la SNCF annoncent un trafic normal sur la plupart des lignes.
Selon le ministère de l’Intérieur, 9 policiers ont été blessés.
