Une vidéo datée du 21 juin 2026 a refait surface à Carcassonne. On y voit un policier national plaquer violemment un homme au sol, sous les yeux de plusieurs policiers municipaux. Parmi eux figure César R., dont les propos racistes avaient déjà fait scandale début septembre.
Des images qui ravivent la polémique
La vidéo, filmée par un témoin, ne dure qu’une minute. Elle a circulé sur les réseaux sociaux durant le week-end des 13 et 14 septembre. Les images montrent environ six agents, municipaux et nationaux, rassemblés autour d’un haut-parleur placé sur un parking de la rue Auguste-Fourès.
Un policier national saisit un jeune homme par-derrière et le jette à terre. Sa tête heurte violemment le trottoir. L’homme de 29 ans se tient le crâne pendant quelques instants avant d’être aidé à se relever par des policiers, sous les cris de témoins choqués.
Du côté de la police municipale, César R., chef d’équipe de 50 ans, est reconnaissable. On le voit sur les images, mais il n’intervient pas lors de la chute. Selon nos informations, c’est lui qui avait tenu la plupart des propos racistes révélés par Midi Libre une semaine auparavant.
Une enquête a été ouverte ; un décès sans lien établi
Le parquet de Carcassonne a saisi l’IGPN le dimanche 13 septembre. Une enquête pour « violence volontaire par une personne dépositaire de l’autorité publique » est en cours.
La victime, Youssef E., a été retrouvée morte le 3 juillet, treize jours après les faits. Selon le procureur, l’autopsie a conclu à une mort par intoxication, compte tenu de ses antécédents de polytoxicomanie. Aucune lésion traumatique suspecte n’a été constatée.
« À ce jour, et compte tenu de l’état actuel de l’enquête, aucun lien de causalité n’a été établi entre les événements filmés et le décès survenu treize jours plus tard », indique le parquet. Mais pour la famille et le vidéaste, les questions demeurent .
Un contexte tendu à Carcassonne
Cette affaire survient dans un climat déjà extrêmement tendu. La semaine dernière, une autre vidéo montrait des policiers municipaux tenant des propos racistes, sexistes et conspirationnistes. Quatre agents ont été suspendus.
Au sein du Rassemblement national, ces propos sont condamnés. Pourtant, César R. était bénévole au sein du service de sécurité du parti. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont pris leurs distances.
Rien ne bouge pour l’instant. L’IGPN mène l’enquête. Les habitants, quant à eux, attendent.
