C’est l’histoire d’un prodige de la mémoire. Nigel Richards, Néo-Zélandais de 48 ans, a remporté le championnat du monde de Scrabble francophone en juillet 2015 à Louvain-la-Neuve, en Belgique. Sa particularité ? Il ne parle pas un mot de français.
Un exploit hors norme
Le joueur a appris par cœur l’intégralité du dictionnaire officiel du Scrabble francophone, l’ODS, en neuf semaines seulement. Environ 380 000 mots mémorisés, sans comprendre leur sens. Pour lui, chaque mot n’est qu’une suite de lettres, une combinaison à optimiser sur la grille.
En finale, il a battu le Gabonais Schélick Ilagou Rekawe au terme d’une partie de trois heures. Des mots comme « akène », « oghams » ou « anatrope » sont sortis de son jeu, des termes que peu de francophones connaissent.
Un palmarès déjà impressionnant
Nigel Richards n’est pas un inconnu du Scrabble. Il est quintuple champion du monde de Scrabble anglophone et quintuple champion des États-Unis. En 2015, il devient le premier joueur à détenir simultanément les titres mondiaux en anglais et en français.
Côté français, il ne dit que « bonjour », « merci » et les chiffres pour annoncer les scores, obligatoire pendant les parties. Le reste ? Rien. Impossible d’avoir une conversation avec lui en français.information.
Une mémoire d’ordinateur
Yves Brenez, vice-président de la Fédération belge de Scrabble, l’a confirmé : « C’est un non-francophone, je vous le confirme. » Liz Fagerlund, une proche du joueur, a expliqué au New Zealand Herald : « Il ne parle pas français, il a simplement appris le vocabulaire. »
Depuis, Nigel Richards a accumulé les titres en français, jusqu’à dix couronnes mondiales dans différentes disciplines. En 2024, il s’est même attaqué à l’espagnol, remportant un titre mondial sans parler la langue. Source
