À Arcachon, le maire LR Yves Foulon voit sa réélection à un cinquième mandat entachée par une vidéo qui le montre en train d’insulter et de menacer son principal opposant, le candidat écologiste Vital Baude, le jour des élections municipales de 2026. Dans cet enregistrement amateur, publié mardi par le média Vakita, le maire emploie notamment des propos tels que « fils de pute », « enculé » et « ça va être terrible pour vous et votre famille », avant de confier qu’il aurait « envie de vous mettre un coup de boule » ou de le coincer « derrière les poubelles » pour lui « mettre une branlée ».
Contexte du conflit à Arcachon
La dispute surgit autour d’une villa patrimoniale du bassin d’Arcachon, rachetée puis démolie par Yves Foulon pour y construire une nouvelle résidence. Vital Baude, conseiller municipal écologiste sortant, critique cette opération dans des documents de campagne et dénonce la disparition d’un bien patrimonial, ce que l’édile lui reproche durement, en évoquant un impact « terrible » sur sa famille.
Saviez-vous que Salvador Dalí a fréquenté les mêmes plages que vous ? L’artiste avait élu domicile à la Villa Salesse, à Arcachon, un lieu où des figures emblématiques comme Marcel Duchamp, Coco Chanel et Samuel Beckett ont également séjourné.
Réactions politiques et judiciaires
Le parquet de Bordeaux indique qu’une enquête a été ouverte pour « menace », « injure non publique » et « violences », tandis que Vital Baude porte plainte, estimant avoir été victime d’insultes et de menaces émanant du premier magistrat de la ville. Le maire reconnaît avoir « dépassé les bornes » et présente des excuses publiques, tout en parlant d’« opération montée » contre lui, ce que récuse son opposant écologiste.
Réinstallation du maire malgré la polémique
Malgré les huées lors du conseil municipal, Yves Foulon est réélu sans contestation, tous ses colistiers votant pour lui, ce qui nourrit chez Vital Baude une inquiétude quant au climat de ce nouveau mandat. Le conseiller écologiste relève que le maire, avant de se réinstaller, a rappelé les principes de « respect » et de « dignité » dans la fonction élue, ce qu’il juge décalé au regard des menaces prononcées à son encontre.
Enregistré en plein examen de la hiérarchie politique locale, cet épisode polarise débats et réactions sur les réseaux, où élus et observateurs s’interrogent sur la possibilité de séparer « l’homme » du « maire » dans une commune de plus de 10 000 habitants.
