Les autorités d’Abu Dhabi ont annoncé samedi l’arrestation de 45 personnes, dont des étrangers, au motif de diffusion d’« informations trompeuses » sur les frappes iraniennes en cours dans le Golfe. Ces individus, de diverses nationalités, sont accusés d’avoir filmé des lieux frappés ou concernés par les événements et de publier ces images sur les réseaux sociaux, ce que la police émiratie qualifie de tentative de manipulation de l’opinion publique.
Contexte de la répression médiatique
Depuis le début de la guerre impliquant l’Iran, les Émirats arabes unis, comme plusieurs voisins du Golfe, ont renforcé la réglementation sur la publication d’images liées aux attaques. À Abu Dhabi, la direction des enquêtes criminelles explique que ces arrestations s’inscrivent dans une logique de prévention des rumeurs, des fausses informations et de la diffusion de contenus susceptibles de provoquer un affolement ou une instabilité. Les autorités rappellent que toute diffusion d’images de sites touchés par des missiles ou des drones est désormais encadrée, voire interdite sur le plan pénal.
Faits et motivations officielles
Les personnes arrêtées auraient non seulement filmé des lieux lors d’attaques ou de percussions, mais aussi commenté ces séquences de manière jugée inexacte par les autorités. Officiellement, la police émiratie évoque un risque de « semer la panique » et d’« influencer l’opinion publique » en diffusant des informations de sécurité non vérifiées, ce qui entamerait présumément l’intérieur et la stabilité du pays. Les défenseurs des droits humains soulignent que cependant ces mesures peuvent servir à limiter la circulation des témoignages indépendants, y compris ceux de journalistes et de citoyens.
L’État procède donc à une nette distinction entre la communication officielle menée par les institutions et l’information diffusée par les particuliers, ce qui renforce le contrôle des flux d’information en temps de guerre.
Les Émirats arabes unis ont placé 45 personnes en garde à vue pour diffusion d’images et d’informations liées aux attaques iraniennes, jugées trompeuses par les autorités.
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