Le « je t’aime » qui change tout : l’accusation de viol contre l’ex-vice bâtonnier de Toulouse fragilisée par des SMS
Le parquet de Toulouse a requis l’ouverture d’une information judiciaire, jeudi 12 mars, après la plainte pour viol d’une ancienne stagiaire contre Sylvain Laspalles. L’ex-vice bâtonnier a immédiatement démissionné de l’ordre des avocats, clame son innocence.
Pourtant, la version de la jeune femme, qui dénonce des rapports contraints sous emprise, vacille déjà. Les enquêteurs ont pu consulter des échanges téléphoniques entre les deux protagonistes, que « La Dépêche » s’est procurés. Ces textos racontent une tout autre histoire. On peut notamment y lire : « Je veux bien être ton amoureuse » ou encore des déclarations passionnées.
Le ton et le contenu de ces messages semblent contredire frontalement la thèse de l’agression. L’homme de loi, lui, décrivait une relation libre et consentie. Il évoquait une liaison assumée entre adultes, sans aucune forme de contrainte hiérarchique. Son avocat dénonce désormais une plainte opportuniste. Source
Le talonneur de Bristol jugé pour un viol présumé en 2027
Le joueur des Bristol Bears, Will Capon, a comparu vendredi dernier devant la justice britannique. Le talonneur de 27 ans doit faire face à un procès pour viol. Les faits qui lui sont reprochés auraient été commis en 2021. Devant le tribunal d’Exeter, l’athlète a fermement nié les accusations portées contre lui.
Le club de Bristol a immédiatement réagi à cette mise en cause judiciaire. Un porte-parole a annoncé la suspension du joueur de toutes les activités de l’équipe. Cette décision sera maintenue jusqu’à l’issue complète de la procédure. Capon a été libéré sous caution, sans conditions restrictives, dans l’attente de son procès.
L’audience principale ne se tiendra pourtant pas avant plusieurs années. Le procès est programmé pour septembre 2027 devant la même juridiction. Une étape intermédiaire est fixée au 26 juillet prochain. Il s’agira d’une audience préparatoire, destinée à organiser les débats.
Will Capon connaît bien le monde du rugby professionnel. Né en 1999, il fut international anglais chez les moins de 20 ans. En 2021, il avait même été intégré à un groupe élargi du XV de la Rose. Il totalise 101 matchs disputés sous le maillot de Bristol. Cependant, il n’a plus joué en compétition depuis le mois de mai dernier. Une blessure au genou, contractée lors d’un stage au Portugal, l’avait éloigné des terrains. La présomption d’innocence s’applique évidemment au joueur dans cette affaire. Source
Fellation mimée ou exhibition ? L’enquête qui vise Sébastien
Le parquet de Béziers a ouvert une enquête préliminaire pour « exhibition sexuelle » visant Patrick Sébastien. Le chanteur est soupçonné d’avoir reçu une fellation sur scène fin juillet 2025, lors d’un concert dans un camping naturiste du Cap d’Agde. Des vidéos de la soirée ont rapidement enflammé les réseaux sociaux et provoqué une vive polémique. Le procureur a annoncé avoir exploité plusieurs images du spectacle. L’artiste sera entendu sur ces faits à la fin du mois d’avril.
Sous le chapiteau, l’ambiance était pourtant à la fête ce soir-là. Patrick Sébastien interprétait son tube Les Sardines et invitait des spectatrices à le rejoindre. L’une d’elles s’agenouillait alors devant lui, mimant une fellation en plein show. Une vingtaine d’enfants assistaient au concert, selon les responsables du camping. Contacté par Complément d’enquête, le parquet confirme que l’association Osez le Féminisme l’avait saisi fin juillet. La plainte faisait suite aux révélations de Mediapart sur cette scène suggestive.
L’avocat de Patrick Sébastien réfute toujours fermement ces accusations. Il maintient qu’il s’agissait uniquement d’une scène mimée, sans acte sexuel réel. Me Robin Binsard assurait à l’époque que son client ignorait la présence d’enfants dans le public. Le magazine d’investigation diffuse ce jeudi un portrait du chanteur, revenant sur l’affaire avec des images inédites. En cas de condamnation, l’animateur encourt deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Source
Rencontre traumatisante au Teil : la justice saisie après le choc d’une victime
Deux familles ardéchoises ont saisi la justice fin février. Elles dénoncent un grave dysfonctionnement après qu’une jeune femme a croisé par hasard, dans les rues du Teil, l’homme qui l’a violée enfant. Jonathan, tout juste sorti de prison, a depuis obtenu l’interdiction de paraître dans cette commune.
Ce jour-là, Léa, jeune majeure, fait ses courses avec sa sœur. Soudain, cette dernière aperçoit Jonathan, l’ancien baby-sitter de la famille. Il a violé Léa à répétition entre ses 3 et ses 5 ans. « Ma sœur m’a poussée pour que je ne le voie pas », a-t-elle confié. Le choc a été immédiat, provoquant des tremblements et des pleurs.
Jonathan avait été condamné en mars 2013 à vingt ans de réclusion. Il était reconnu coupable d’avoir abusé de neuf enfants au total. Léa savait l’homme libéré en fin d’année dernière, mais l’apercevoir a réveillé une « haine » immense. Sa famille a aussitôt contacté une autre famille victime, dont cinq enfants, comme Ludovic.
Pour ces familles, cette présence était insupportable. Elles ont alerté l’association d’aide aux victimes et le maire. La justice a justifié ce vide en expliquant que les adresses des victimes n’étaient pas à jour dans ses fichiers. L’interdiction initiale de Jonathan excluait pourtant Le Teil, ne citant que Bourg-Saint-Andéol, Pierrelatte et Livron-sur-Drôme.
« Ce n’est pas normal qu’on ait dû faire une démarche », a déploré Ludovic. Une sœur de Léa, suivie par des psys toute sa vie, a exprimé son désarroi face à cette épreuve évitable. La situation a heureusement évolué rapidement après leur signalement.
Le juge d’application des peines a réagi sans délai. Il a ajouté Le Teil à la liste des communes interdites à Jonathan. Si cette décision rassure Léa, une crainte demeure pour Montélimar et les deux départements. Les familles ont donc déposé une nouvelle demande pour étendre cette interdiction à toute l’Ardèche et la Drôme.
De son côté, après cette rencontre, Jonathan a prévenu sa conseillère d’insertion. Il s’est dit prêt à coopérer pour éviter un nouveau drame. La décision finale d’étendre ou non son périmètre d’interdiction appartient désormais au juge. Source
Trois questions sur le huis clos du procès pour viol à Cherbourg
Le procès pour le viol barbare d’une jeune femme à Cherbourg s’est ouvert mercredi à Coutances. L’audience se déroule à huis clos, une décision rare qui interroge sur le déroulement des débats.
La cour d’assises de la Manche a débuté, mercredi, l’examen d’un crime qui avait secoué la région. Un homme de 21 ans comparaît pour le viol et la séquestration d’une jeune femme de 29 ans, en août 2023 à Cherbourg-en-Cotentin. Ce jour-là, la victime avait été passée à tabac, violée et torturée chez elle, avant d’être laissée pour morte.
Pourquoi le huis clos a-t-il été imposé dès l’ouverture ?
La présidente de la cour a fait évacuer la salle avant même l’interrogatoire d’identité de l’accusé. Seuls les jurés, les avocats et les parties civiles sont restés. Cette mesure a été prise à la demande expresse de la victime, qui souhaitait éviter la publicité des débats. Son avocate, Me Catherine Besson, a expliqué que sa cliente, à la vie « brisée », redoutait par-dessus tout d’avoir à affronter le regard du public.
L’accusé s’est-il expliqué sur les faits qui lui sont reprochés ?
Rapidement interpellé après les faits, le jeune homme, alors mineur, avait reconnu « laconiquement » les violences. Depuis, il est resté très discret sur les détails du drame. Devant la cour, il s’est présenté sobrement, vêtu d’un polo violet, confirmant son identité. Son passé judiciaire est chargé : cinq mentions au tribunal pour enfants pour violences et délits, et une enquête en cours pour une agression sexuelle sur sa sœur.
Quel est l’état de santé de la victime, deux ans et demi après les faits ?
La survivante avait été plongée dans un coma artificiel après une intervention chirurgicale de six heures. Son hospitalisation s’était étirée sur de longues semaines. Aujourd’hui, les séquelles psychologiques et physiques sont toujours présentes. Sa présence à l’audience, pour confronter son agresseur présumé, a été décrite comme une épreuve « très compliquée » par son conseil. Le verdict est attendu dans les prochains jours. Source
Viol sous soumission chimique à Grenoble : un routier mis en examen
Les enquêteurs ont interpellé un chauffeur routier de 38 ans, mercredi 11 mars, à son domicile. Une avancée décisive est intervenue neuf mois après les faits, survenus en juin 2025.
Les premières analyses toxicologiques avaient rapidement révélé la présence de substances altérant la conscience. L’ADN prélevé sur la victime ne correspondait à aucun profil des fichiers nationaux. Les policiers ont alors minutieusement exploité les données bancaires des clients présents ce soir-là dans le bar grenoblois.
Cette méthode a permis d’identifier l’homme de 38 ans, dont le profil génétique a ensuite confirmé les soupçons. Le parquet de Grenoble a requis son placement en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue. L’homme est désormais mis en examen pour viol aggravé. Source
Huit ans de prison pour l’oncle incestueux du Morbihan
La cour criminelle du Morbihan a condamné, ce jeudi 12 mars 2026, un habitant de Monterblanc à huit années de réclusion criminelle. Il était jugé pour le viol de sa nièce, âgée de seulement onze ans au moment des faits.
Le délibéré est tombé en fin de journée, à Vannes. Les magistrats n’ont pas suivi les arguments de la défense. Tout au long de l’audience qui s’est tenue à huis clos depuis la veille, le quadragénaire avait nié les accusations avec véhémence. Il n’a pas convaincu la cour.
Les faits reprochés à cet homme, qui aura bientôt 50 ans, remontent au 19 septembre 2015. À l’époque, l’accusé était âgé de 38 ans et sa nièce n’en avait que onze. Le procès a mis en lumière la violence de l’agression et le traumatisme de la victime, aujourd’hui jeune adulte. L’accusé est reparti menotté. Il devra également suivre des soins et sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. Source
Un animateur périscolaire visé par cinq plaintes pour viols sur mineurs à Paris
Au moins cinq plaintes pour viols et agressions sexuelles ont été déposées contre un animateur périscolaire brésilien travaillant dans deux écoles différentes du 15e et 7e arrondissement de Paris, a appris le Figaro.
Les premières accusations sont tombées le 1er février. Ce jour-là, une plainte pour viol et agression sexuelle a été déposée contre un animateur de 50 ans pour des faits commis sur un enfant scolarisé à l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement. L’établissement a immédiatement alerté l’école Volontaires, dans le 15e, où l’homme exerçait depuis le 15 décembre 2025. Dès le lendemain, la direction a suspendu l’animateur et informé les parents d’une « suspicion de faits à caractère sexuel ».
Pourtant, des signaux faibles existaient bien avant. L’animateur avait déjà été exclu de l’école Saint-Dominique suite à des signalements pour comportement violent psychologiquement envers les enfants. Transféré dans un autre établissement, il a continué à travailler quotidiennement auprès des petits, à la cantine et durant les après-midi, sans mesure particulière.
Les parents de l’école Volontaires, inquiets, ont interrogé leurs enfants. Une mère a reçu les confidences de son garçon de 3 ans et constaté des changements d’attitude : nuits agitées, énurésie et crises d’angoisse. Ces troubles ont débuté mi-décembre, période correspondant à l’arrivée du suspect dans l’établissement. Me Louis Cailliez, avocat de la famille, évoque désormais cinq plaintes concernant cinq enfants différents, trois dans la première école et deux dans la seconde.
L’enquête, confiée à la brigade de protection des mineurs, n’a pas encore conduit à une garde à vue. L’avocat déplore l’absence de perquisition, laissant selon lui le suspect « faire le ménage » sur ses supports numériques. Il s’inquiète également que son jeune client de 3 ans n’ait pas été entendu par les enquêteurs.
Cette affaire s’ajoute à une série de scandales dans le périscolaire parisien. Mi-février, neuf agents avaient été suspendus pour suspicions de violences à l’école Saint-Dominique. Un autre animateur a été mis en examen début février pour agressions sexuelles dans le 11e arrondissement. Source
Harcèlement et viols sur 43 ados : un bûcheron jugé à Besançon
Les débats se sont ouverts lundi 9 mars devant la cour criminelle du Doubs, à Besançon. Théo D., un jeune bûcheron de 25 ans, y comparaît pour des viols et agressions sexuelles commis sur 43 adolescents.
L’homme utilisait un faux profil sur les réseaux sociaux pour approcher ses victimes. Entre 2018 et 2023, il a ciblé des jeunes de son entourage scolaire, amical ou professionnel. Selon la présidente Delphine Thibierge, les 43 victimes identifiées étaient âgées de 13 à 19 ans au moment des faits. Le prévenu, qui encourait 20 ans de réclusion, est également poursuivi pour harcèlement sexuel et atteinte à la vie privée.
Derrière ces chiffres, une mécanique bien rodée se dessinait. Pendant des années, le jeune homme tissait sa toile, dissimulant son identité derrière un écran. Il nouait ainsi un contact virtuel avant de passer à l’acte dans la réalité, dans le Doubs. Le procès, qui doit durer plusieurs jours, permettra de comprendre comment il a pu sévir aussi longtemps. La cour examinera précisément le mode opératoire de l’accusé. Source
