Aujourd’hui, on va parler d’un artiste que j’ai longtemps remis à plus tard, puis qui, un jour, m’a attrapé par le col comme une claque tout en douceur. Je veux bien sûr parler de Kevin Morby. Oui, ce mec là, pas trop mainstream, pas trop tape-à-l’œil, mais qui te retourne l’âme juste en ouvrant la première note.
Je pourrais vous sortir une métaphore bateau sur “le son qui te traverse comme un café corsé un matin de janvier”… mais non, restons vrais : la première fois que j’ai entendu Kevin Morby, j’ai juste pensé “ok, voilà un mec qui a quelque chose à dire”. C’est pas tous les jours que ça arrive.
Kevin Morby est un chanteur, auteur-compositeur et musicien américain originaire du Kansas, qui a commencé à faire du bruit bien avant ses albums solo, notamment avec les groupes Woods et The Babies (Je connait pas c’est une info Wiki).
Depuis 2013, Morby n’a cessé d’explorer les paysages sonores folk, rock, country, blues et indie, tout en gardant une identité très cinématographique. On a souvent l’impression d’écouter un film ou une série TV écrite en musique — mais version grand large, désert, grands espaces, nuits étoilées, et histoires humaines sincères.
Son truc, à Kevin, c’est d’être vrai. Pas de faux semblants, pas de frime. Juste une voix claire, des guitares bien senties, une écriture posée, presque contemplative… mais toujours profonde.
This Is A Photograph (2022), Mon préféré
This Is A Photograph est un disque qui donne envie de faire pause dans la vie chaotique.
Le concept ? Comme son nom l’indique : ce sont des instantanés — des photos sonores. Un album qui regroupe une série de morceaux très “visuels”, presque comme s’il écrivait une série de cartes postales musicales depuis différents coins du monde, de sa vie, de ses expériences.
On sort de l’écoute en ayant l’impression d’avoir marché une journée entière dans un paysage qui sent la poussière, la pluie, l’asphalte ou le désert — mais toujours avec un sentiment de paix.
Parce qu’on ne devient pas un artiste complet avec un seul disque, hein.
Voici les grands moments de sa discographie (Pour moi)
Harlem River (2013)
Le premier album solo.
Un mélange de folk intime, de guitare claire, de textes qui te parlent comme si Morby chantait juste pour toi dans ton salon. Une entrée en matière magnifique.
Still Life (2014)
Un disque qui sent la poussière, la route et les histoires amoureuses sous le soleil. Folk rock flamboyant, mais sans artifices.
Singing Saw (2016)
Atmosphères lentes, friables, soul comme un vieux vinyle qui craque. Ce disque est une balade émotionnelle très forte.
Oh My God (2019)
Un virage un peu plus rock, plus électrique, plus grand. Mais toujours avec ce regard posé sur le monde, humain, fragile, sincère.
More Photographs A continium (2023)
une petite suite (Si je puis dire) de “This Is A photograph“. Instantanés poétiques et profonds.
Kevin Morby a souvent expliqué qu’il écrivait ses chansons comme on garde des souvenirs : en essayant de capturer des émotions plutôt que des histoires formatées.
Beaucoup disent que sa musique sonne… comme si elle avait été écrite pour un film que l’on n’a jamais vu. C’est vrai : ses morceaux pourraient figurer dans une scène de route, d’adieu, de renaissance, de contemplation.
Tu veux une musique qui te parle vraiment, pas juste un beat qui passe et s’en va ?
Tu veux une ambiance, une atmosphère et une sincérité rare dans les textes et les compositions ?
Alors Kevin Morby est un des mecs à écouter.
Perso, j’ai ressorti tous ses albums et je me dis qu’il fait partie de ces voix qu’on garde près de soi, pour soudain se recentrer, respirer, et se rappeler que la musique c’est pas juste des notes, c’est de l’émotion pure.
Continuez à découvrir, à écouter VRAIMENT, à vous laisser surprendre.
La bise, bande de Nazes et a bientôt pour de nouvelles aventures……. Musicale….
