Bordeaux : enquête pour viol dans une école privée
Une enquête préliminaire a été ouverte mardi par le parquet de Bordeaux pour des faits présumés de viol sur un élève de 7 ans. Les faits auraient été dénoncés au sein d’une école primaire privée de la ville. L’alerte a été transmise par un centre médico-psychologique qui suivait l’enfant. Celui-ci était scolarisé en CE1 et présentait un haut potentiel intellectuel.
Depuis plusieurs années, l’élève rencontrait des difficultés à se rendre en classe. Il était accompagné par le directeur de l’établissement, en poste depuis trois ans. Dans ce cadre, des temps individualisés étaient organisés, notamment autour du jeu d’échecs.
Cependant, les accusations ont entraîné la saisie du téléphone et de l’ordinateur du directeur. Placé en garde à vue, il a été remis en liberté le 23 février. Il conteste les faits et demeure présumé innocent. Son avocate évoquait un climat de prudence nécessaire, compte tenu du profil de l’enfant et du contexte scolaire antérieur.
Jeudi dernier, l’affaire a pris une dimension publique. La mère de l’élève a témoigné devant les grilles de l’école. Dès lors, l’information s’est diffusée rapidement via les réseaux de parents. Le directeur a porté plainte pour diffamation. Son épouse aurait reçu des menaces de mort.
L’établissement a désigné une enseignante pour assurer la direction pédagogique. En parallèle, une cellule psychologique a été ouverte. Sur 630 familles, 28 ont sollicité un accompagnement. Source
Pays basque : 16 ans de prison pour les viols incestueux
Le verdict est tombé ce mardi 3 mars, en début de soirée. La cour criminelle des Pyrénées-Atlantiques a condamné un homme de 47 ans à seize ans de réclusion criminelle. Antonio Miguel Antunes Soares a été reconnu coupable de viols aggravés et d’attouchements sexuels sur trois adolescentes. Les faits se sont déroulés à Arcangues, Anglet, mais aussi au Portugal, entre 2013 et 2020.
L’accusé profitait alors de son autorité au sein de la cellule familiale. Il hébergeait ses deux nièces, âgées de 11 et 14 ans au moment des premiers faits, dans un entrepôt aménagé à Anglet. Les jeunes filles, scolarisées à proximité, vivaient sous son toit après le décès de leur père. C’est également dans ce cadre qu’il a agressé sa belle-fille. Les violences sexuelles incestueuses se produisaient durant les vacances ou au domicile basque.
Les cinq juges professionnels ont suivi une partie des réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé vingt ans de réclusion. La cour a mis en avant l’emprise de cet homme sur ses jeunes victimes. Il utilisait son statut pour commettre ces crimes en toute impunité. Les trois adolescentes, aujourd’hui jeunes femmes, ont vu leur parole reconnue. Leur calvaire a duré plusieurs années avant que la justice ne soit saisie. Source
Viol en réunion au sein des pompiers du Gard ?
Les suspects ont été suspendus de leurs fonctions de sapeurs-pompiers le 10 mars 2025. Une jeune femme, volontaire dans la même caserne de Beaucaire (Gard), a officiellement déposé plainte pour viol en réunion le 2 décembre 2024. Les faits présumés se seraient déroulés lors d’un week-end de cohésion, dans la nuit du 15 au 16 mars 2024, dans un chalet en montagne.
Dès la soirée en boîte de nuit, l’ambiance pesait sur elle. Elle décrivait déjà une « atmosphère de meute » ressentie au sein du groupe, composé quasi exclusivement d’hommes. De retour au chalet, elle a immédiatement senti « l’étau se resserrer ». La victime présumée évoque des souvenirs très flous et pense avoir été droguée à son insu. Elle peine encore aujourd’hui à déterminer le nombre exact d’agresseurs, hésitant entre trois et quatre personnes, comme le suggère la qualification de « viol en réunion » retenue par la procureure.
La plaignante ne se limite pas à cette seule nuit. Elle dénonce également un climat de harcèlement sexuel et une ambiance sexiste persistante au sein de sa caserne. Averti dès le 27 novembre 2024, le Sdis n’a proposé qu’un suivi psychologique, sans mesure conservatoire immédiate. Placés en garde à vue pour la première fois en février 2026, puis relâchés, les quatre suspects ont été suspendus un mois plus tard. Selon un syndicat, trois nouveaux témoignages accablants alourdiraient désormais le dossier. Source
Pour accélérer les jugements, Darmanin veut un procès pour viol en un jour
Gérald Darmanin a fixé un objectif choc pour les cours criminelles. Dans une note du 27 février, révélée par L’Humanité, le garde des Sceaux demande de juger les viols en une seule journée. Il ordonne de limiter au maximum la citation de témoins et d’experts lors des audiences.
Cette consigne soudaine vise à fluidifier le traitement des dossiers. Le ministre a transmis ce document à tous les procureurs et présidents de tribunaux. Il s’inscrit dans un plan national pour soutenir l’audiencement criminel. L’objectif affiché est clair : accélérer des procédures souvent trop longues.
Pourtant, l’institution judiciaire subissait depuis des années un manque de moyens structurel. Les montagnes de dossiers s’accumulaient, asphyxiant les tribunaux. Cette volonté de rapidité heurte aujourd’hui la complexité des affaires de viol. À la veille du 8 mars, la méthode interroge sur la qualité de la justice rendue. Source
Alors, solution radicale ou atteinte aux droits des victimes ?
Tariq Ramadan : le procès pour viols de nouveau suspendu
Le procès de l’islamologue Tariq Ramadan a subi un nouveau coup de théâtre ce jeudi 5 mars. La cour d’appel de Paris a annoncé la suspension de l’audience jusqu’à vendredi 13 heures. Les experts médicaux, chargés d’évaluer l’état de santé de l’accusé, ont demandé un délai supplémentaire pour déposer leur rapport.
Hospitalisé à Genève depuis samedi pour une poussée de sclérose en plaques, Tariq Ramadan n’a pas pu comparaître. Les deux neurologues désignés par la cour criminelle n’ont pas reçu les pièces médicales suisses à temps. Leur expertise est cruciale : elle déterminera si l’état de santé du prédicateur de 63 ans lui permet de se déplacer à Paris.
Initialement, l’audience avait été suspendue jusqu’à mercredi. L’islamologue est poursuivi pour des viols présumés sur trois femmes, commis entre 2009 et 2016. Lundi, l’avocat général avait dénoncé une stratégie de l’accusé pour échapper à la justice. Il avait requis un mandat d’arrêt international, estimant que Tariq Ramadan utilisait « tous les moyens pour ne pas comparaître ». L’islamologue, qui conteste les faits, encourt vingt ans de réclusion criminelle. Source
Agression sexuelle au travail : la méthode qui choque
La cheffe de service a-t-elle franchi la ligne rouge ? Une directrice du Département du Jura a été suspendue après avoir mis en scène un viol pour sensibiliser ses équipes. L’agent visé a porté plainte pour outrage.
L’incident s’est produit la semaine dernière, dans les locaux de l’administration à Lons-le-Saunier. La cheffe de service a mimé une agression sexuelle sur une subordonnée afin d’illustrer un propos. La fonctionnaire, choquée par la démonstration, a immédiatement dénoncé les faits à sa hiérarchie.
Cette méthode radicale trouve son origine dans une lecture récente. La directrice avait terminé un ouvrage dévoilant les violences attribuées à Patrick Poivre d’Arvor. Profondément marquée, elle voulait alerter sur la soudaineté des passages à l’acte en milieu professionnel. Son intention pédagogique s’est heurtée à la réalité du terrain et au ressenti de son équipe.
L’affaire, évoquée ce mardi devant le tribunal administratif de Besançon, interroge sur les limites de la prévention. Peut-on tout montrer pour mieux dénoncer ? La suspension de la cadre supérieure a été prononcée dans l’attente des conclusions de l’enquête interne. Source
