Frappes sur Kaboul : le Pakistan déclare la guerre ouverte à l’Afghanistan

Des explosions ont retenti tôt vendredi matin dans la capitale afghane, alors que des avions de combat pakistanais bombardaient plusieurs quartiers militaires de Kaboul, tandis que des zones frontalières du Pakistan subissaient des assauts coordonnés par les forces talibanes. Islamabad, après une série de frappes aériennes sur Kaboul, Kandahar et le sud‑est de l’Afghanistan, a officiellement annoncé être en « guerre ouverte » avec les autorités talibanes, ce qui marque une rupture nette avec la phase de tensions contenues qui a dominé ces derniers mois.

Origine d’une escalade prévisible

Depuis des années, le Pakistan accuse le régime taliban d’héberger des groupes armés, notamment les talibans pakistanais, qui mènent des attaques sanglantes sur son territoire, ce qui a nourri un climat d’hostilité progressive. L’islamabad a aussi reproché à Kaboul de ne pas contrôler les milices qui utilisent le sol afghan pour planifier des opérations transfrontalières, alors que les autorités talibanes démentent fermement ces accusations. Pendant plusieurs semaines, les deux armées ont multiplié les frappes localisées, mais les bombardements meurtriers du Pakistan sur les provinces de Nangarhar et Paktika, au début de la semaine, ont précipité une nouvelle dynamique de confrontation.

Ce qui s’est passé durant la nuit

Jeudi soir, l’armée afghane a lancé une offensive d’envergure sur des bases militaires pakistanaises situées le long de la frontière, en saisissant plusieurs avant‑postes et en tuant, selon les sources talibanes, un nombre significatif de soldats pakistanais. Cette offensive a été présentée par Kaboul comme une réponse à des frappes aériennes préalables d’Islamabad qui auraient causé la mort d’une dizaine de civils, selon l’ONU, et d’autres dizaines de personnes selon les talibans. En réplique, la Pakistan Air Force a conduit, dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes sur plusieurs cibles militaires à Kaboul, Kandahar et dans la province de Paktika, ce qui a entraîné de fortes pertes humaines et matérielles, avec des centaines de blessés signalés.

Déclaration de « guerre ouverte » et craintes régionales

Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a déclaré publiquement que « notre patience a atteint ses limites » et qu’il s’agit désormais d’une « guerre ouverte » entre Islamabad et le régime taliban, ce qui renforce la perception d’un conflit interétatique direct. Cette déclaration survient dans un contexte où le Pakistan détient l’arme nucléaire, ce qui inquiète les capitales voisines et les organisations internationales, qui craignent une extension du conflit à l’échelle régionale. L’Iran a déjà proposé une médiation, tandis que plusieurs pays européens et des instances onusiennes appellent à une réduction immédiate des hostilités et à la reprise d’un dialogue diplomatique.

En résumé : le Pakistan affirme être en guerre ouverte avec l’Afghanistan après des frappes sur Kaboul et d’autres villes, alors que les deux pays s’accusent mutuellement de terrorisme et de violences frontalières. Les citoyens du monde observent cette escalade avec une forte inquiétude et la rédaction de Presse83 vous invite à réagir en commentaire sur les risques d’une guerre régionale persistante.

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