Pourquoi les femmes cyclistes à Paris meurent-elles surtout par des camions ?

À Paris, vingt‑sept femmes ont été tuées à vélo depuis 2005. Les statistiques publiées par Libération le 24 février 2026 révèlent un fait marquant : la quasi‑totalité de ces accidents mortels impliquant des camions conduits par des hommes. Cette surmortalité s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre cyclistes, automobilistes et transporteurs urbains.

Selon le quotidien, les femmes cyclistes, généralement plus respectueuses du code de la route, s’arrêtent plus systématiquement aux feux rouges. Elles se trouvent ainsi, souvent sans le savoir, dans l’angle mort des poids lourds. Lorsque le camion redémarre et tourne à droite, la victime est fauchée. Cette configuration se répète presque au même motif dans de nombreux drames.

En vingt ans, environ 76 cyclistes sont morts dans Paris intramuros, tous genres confondus. Par ailleurs, 92 % des conducteurs identifiés de véhicules impliqués dans ces accidents sont des hommes. Ce chiffre confirme une tendance nationale : plus de 90 % des personnes condamnées pour infractions graves au volant appartiennent au même sexe.

En octobre 2024, la mort de Paul, 27 ans, percutée par un conducteur de SUV Mercedes, a exacerbé les tensions entre cyclistes et automobilistes. Pourtant, ces accidents dramatiques ne doivent pas occulter une autre tendance : le nombre de décès de cyclistes à Paris n’augmente pas (environ 3,4 par an en moyenne, depuis vingt ans), malgré l’explosion de la pratique à vélo depuis 2019.

En s’arrêtant aux feux rouges, les femmes se mettent souvent dans l’angle mort des camions conduits par des hommes. Les politiques publiques tiendront compte de ces inégalités de risque, pour adapter les aménagements et l’enseignement de la sécurité routière. Les cyclistes et les citoyens peuvent partager leurs ressentis sur ces drames dans les commentaires ci-dessous.

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