L’Inde sous‑négociation pour 31 Rafale Marine supplémentaires

L’Inde aurait demandé à la France de lui fournir 31 Rafale Marine supplémentaires, en plus des 114 appareils déjà engagés pour son armée de l’air, selon des informations de presse française relayées par La Tribune Dimanche et plusieurs médias spécialisés. Cette demande s’inscrit dans un schéma plus large de modernisation de la flotte indienne, alors que New Delhi venait justement de donner son feu vert à une commande massive de 114 Rafale pour l’Indian Air Force, qualifiée de plus grosse opération de Dassault Aviation de l’histoire.

La marine indienne a déjà acquis 26 Rafale Marine en 2025, dans le cadre d’un accord intergouvernemental signé à New Delhi, pour équiper l’INS Vikrant et l’INS Vikramaditya, ses deux porte‑avions actuels. Ce contrat, qui inclut formation, simulateurs, armements et soutien logistique, renforce la capacité aéronavale indienne et crée une base commune avec les Rafale déjà en service au sein de l’armée de l’air. Les nouveaux Rafale Marine viendraient s’ajouter à ces 26 appareils, ce qui porterait la commande totale de Rafale à 145 unités françaises si la demande est confirmée.

Quel est le “quoi” et le “pourquoi” de cette demande ?

La demande indienne porte sur 31 Rafale Marine, qui pourraient se poser sur l’INS Vikrant et, éventuellement, sur l’INS Vikramaditya ou un futur porte‑avions en projet, afin de couvrir le besoin opérationnel de l’aéronavale. Elle s’explique par la volonté de Delhi de disposer d’une flotte embarquée moderne, polyvalente et compatible avec les systèmes déjà utilisés par l’armée de l’air, ce qui réduit les coûts de formation et de maintenance. Par ailleurs, l’Inde a simultanément lancé un programme de chasseur embarqué national (TEDBF), mais la priorité va aujourd’hui à la montée en régime rapide de capacités via des avions déjà certifiés, comme le Rafale.

La demande des 31 Rafale Marine supplémentaires se situe encore à un stade de négociation, et aucun contrat n’est formellement signé à ce jour. La procédure indienne suppose une validation par le Comité du Cabinet sur la sécurité, puis la conclusion d’un accord intergouvernemental, qui peuvent s’étaler sur plusieurs mois. Si la vente est finalisée, elle représenterait un montant estimé autour de 3 250 milliards de roupies, soit environ 28 milliards de dollars, et renforcerait encore la coopération stratégique entre Paris et New Delhi.

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