Le 28 mars à 18 h, le Télégraphe, 2 rue Hippolyte Duprat à Toulon, accueille une conférence-atelier d’Opera Mundi sur l’invasion du crabe bleu en Méditerranée. L’association marseillaise prolonge ainsi sa saison de conférences 2025‑2026 en invitant toulonnais et toulonnaises à rejoindre une réflexion engagée sur les liens entre alimentation, sociétés humaines et mondes vivants. Les inscriptions et informations pratiques sont accessibles via opera‑mundi.org, letelegraphe.org ou au 07 82 41 11 84.
Des conférences au cœur des enjeux environnementaux
Depuis novembre, Opera Mundi anime à Marseille une série de rencontres cherchant à questionner les transformations écologiques et sociales de notre époque. À l’occasion de cette soirée toulonnaise, l’association transpose ses questionnements dans un nouvel écrin culturel, celui du Télégraphe, afin de mobiliser les citoyens du Var autour d’un sujet concret : la dégradation des écosystèmes lagunaires. L’objectif reste identique, que ce soit à Marseille ou à Toulon, à savoir proposer des espaces de débat ouverts à tous et tous, où les sciences, les arts et la société se croisent.
Le crabe bleu, un invité suggéré en Méditerranée
L’invité star de cette soirée n’est pas celui qu’on attendrait. Le crabe bleu, crustacé originaire d’Amérique, est devenu l’une des menaces les plus préoccupantes pour les écosystèmes côtiers méditerranéens. Installé dans les lagunes et autres zones humides, il prolifère au détriment de la biodiversité locale, en redéfinissant les équilibres écologiques. Son voracité et sa capacité à s’adapter rapidement en font un concurrent redoutable pour les espèces autochtones, mais aussi pour les pêcheurs.
Un chercheur au carrefour des sciences
L’intervenant du 28 mars n’est pas seulement un spécialiste des espèces marines envahissantes, il est également capable de relier les dimensions écologiques, biologiques et sociologiques de la question. Guillaume Marchessaux, chargé de recherche en écologie marine et biodiversité à l’IRD, travaille au sein de l’Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO) à Marseille. Par une approche interdisciplinaire, il examine comment les activités humaines transforment les milieux et modifient les rythmes de vie des espèces, en particulier dans des espaces lagunaires déjà fragilisés.
Entre régulation et consommation
Derrière la description scientifique de l’invasion se pose une interrogation plus large : comment réguler ou au moins limiter l’expansion de ce crabe bleu sans créer de nouveaux déséquilibres ? Certaines pistes avancées par les acteurs locaux du littoral passent par une gestion plus fine des zones humides, mais aussi par une valorisation économique de l’espèce elle-même. Ainsi, la pêche et la transformation culinaire du crabe bleu sont envisagées comme des leviers possibles pour concilier économie locale et préservation de la biodiversité.
Le 28 mars à 18 h au Télégraphe
2 Rue Hippolyte Duprat 83000 Toulon
Réservation et infos ► opera-mundi.org ► letelegraphe.org ► 07 82 41 11 84
Une démarche pluridisciplinaire ancrée localement
Opera Mundi, qui a fêté ses 10 ans d’activités en 2025, a construit sa démarche autour de collaborations avec des partenaires scientifiques, culturels et institutionnels. Chaque saison, elle propose des outils de réflexion destinés aussi bien aux adultes qu’aux jeunes, afin de mieux comprendre les mutations environnementales et sociales actuelles. À Toulon, comme, l’association insiste sur la nécessité de comprendre ce que signifie aujourd’hui habiter la Terre, dans des mondes vivants de plus en plus sollicités par les activités humaines.
Une soirée pour s’informer et échanger
Guillaume Marchessaux invitera les participants à se saisir de la question du crabe bleu comme clé d’entrée dans des débats plus larges sur les politiques publiques, les pratiques de pêche et les choix alimentaires. La soirée, à dimension à la fois scientifique et citoyenne, prendra la forme d’un dialogue entre le chercheur et la salle, afin de rendre accessibles des enjeux complexes.
Presse83 invite les habitants du Var à se rendre à cette conférence du 28 mars au Télégraphe à Toulon et à partager leurs réactions sur l’invasion du crabe bleu et ses conséquences pour les écosystèmes locaux.
