Le parquet de Paris a signalé aux autorités américaines une possible « valorisation artificielle » des sociétés X et xAI par Elon Musk, à la veille d’une introduction en Bourse prévue en juin 2026. Ce signalement, transmis au ministère américain de la Justice via le bureau d’entraide pénale internationale française, vise à attirer l’attention de la Securities and Exchange Commission (SEC) sur des éléments jugés préoccupants.
Le contexte de l’enquête française
Depuis début 2025, le parquet de Paris enquête sur le réseau social X pour des soupçons d’algorithmes biaisés, de contenus pédopornographiques et de diffusion de deepfakes sexuels produits par l’IA Grok. Au cours de ces enquêtes, les procureurs estiment que la polémique autour des deepfakes pourrait avoir été orchestrée « à dessein » afin de revaloriser artificiellement les activités de X et de xAI.
Dans ce cadre, ils invoquent la perspective d’une future entrée en Bourse d’une nouvelle entité née de la fusion entre SpaceX et xAI, alors que X serait en perte de vitesse financière. Ils ont également perquisitionné les locaux français de X début février et convoqué Elon Musk à une audition libre le 20 avril 2026.
Pourquoi un signalement aux États‑Unis ?
Le parquet de Paris justifie cette transmission comme une « attention » adressée aux autorités outre-Atlantique, en raison de la structure internationale de l’empire Musk et de la place de Wall Street dans la future introduction en Bourse. Les magistrats français souhaitent ainsi que les enquêteurs américains prennent connaissance de renseignements issus de sources ouvertes qui pourraient éclairer des pratiques de valorisation anormales.
De son côté, Elon Musk a réagi violemment à ce signal, qualifiant les procureurs parisiens d’« attardés mentaux » sur les réseaux sociaux. L’avocat de X en France n’était pas disponible pour commenter dans l’immédiat, mais le groupe dénonce déjà « un acte judiciaire abusif » à motivations politiques.
Synthèse et incitation aux commentaires
La justice française met en lumière des soupçons de survalorisation délibérée de X et xAI, dans un contexte d’entrée en Bourse imminente et de tensions réglementaires transatlantiques.
