Brandt : Cafom reprend les actifs, mais pas les salariés

Le tribunal des affaires économiques de Nanterre a confirmé la reprise partielle du fief électroménager Brandt par le groupe Cafom, propriétaire entre autres de Vente‑unique et Habitat, dans un schéma qui exclut pour l’instant la relance industrielle et la reprise des salariés.

Un choix orienté vers les actifs, pas l’industrie

Les juges ont examiné une trentaine d’offres, parmi lesquelles plusieurs projets industriels, mais ils ont choisi de privilégier la proposition de Cafom, estimée à 18,6 millions d’euros. Cette offre permet au distributeur d’équipement de la maison de reprendre les marques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette, ainsi que les stocks et brevets, sans pour autant reprendre les usines ni relancer la production sur les anciens sites industriels.

Un scénario sans reprise des salariés

Les 36 offres déposées concernaient surtout les marques et les stocks, et seules quelques propositions, souvent locales ou soutenues par des collectivités, incluaient la reprise de salariés. Cependant, le tribunal a jugé que l’objectif principal n’était plus de sauver l’industriel, mais de régler les créances, évaluées à environ 200 millions d’euros, ce qui a conduit à retenir une offre purement financière et commerciale.

Conséquences pour les salariés et le “made in France”

Les quelque 700 salariés de Brandt, dont de nombreux sur les sites d’Orléans et de Vendôme, perdent en conséquence leur emploi, alors que des projets industriels – notamment portés par des groupes ou des collectivités – envisageaient de conserver une partie des effectifs. Cette issue relève ainsi davantage d’un dépeçage financier que d’une relance, avec un impact symbolique sur la filière électroménager “made in France” et sur les territoires historiquement ancrés dans l’industrie.

Les actifs de Brandt passent désormais entre les mains de Cafom, tandis que le sort des salariés reste en suspens et que les débats sur la stratégie industrielle française se poursuivent dans les milieux syndicaux et politiques.


Que pensez‑vous de cette décision du tribunal de Nanterre sur la reprise de Brandt ? Partagez vos réactions ci‑dessous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *