Mieux connaître pour mieux protéger les chiroptères du Var

Depuis l’automne dernier, une étude scientifique s’inscrit dans le quotidien du plateau du Siou Blanc et de la forêt des Morières-Montrieux, zones sensibles du territoire varois. Des chercheurs et des bénévoles y observent nuitamment les chiroptères, ces petits mammifères volants qui participent à l’équilibre des écosystèmes nocturnes et à la régulation des insectes.

L’objectif est triple : recenser la présence de ces espèces en période d’hibernation, former les spéléologues locaux à leur suivi et sensibiliser les citoyens au monde souterrain et fragile qu’ils fréquentent. Les missions s’attachent à observer les cavités, à installer des dispositifs de suivi et à documenter les comportements des colonies, lorsque les températures se réchauffent au seuil du printemps.

Les premiers résultats livrent déjà des éléments concrets. Les observateurs ont enregistré 61 individus de chiroptères et identifié 4 espèces protégées, dont quelques représentants rares sur le territoire. Ces chauves-souris, particulièrement vulnérables aux perturbations humaines, trouvent sur ce site Natura 2000 des conditions de refuge encore suffisantes, à condition que les menaces soient mieux anticipées.

Les données recueillies serviront à affiner les actions de préservation, que ce soit sur la gestion des accès, la réglementation des activités souterraines ou la conception des aménagements. Les gestionnaires du périmètre pourront adapter les pratiques de manière ciblée, puisque chaque espèce possède des exigences spécifiques en matière de température, d’humidité et de tranquillité.

Cette étude bénéficie d’un soutien financier de la Région Sud et de l’Union européenne, qui ont mobilisé 15 000 € pour financer les équipements, les déplacements et la formation. Ce cadre institutionnel renforce la crédibilité des protocoles et permet une extrapolation vers d’autres sites du Var, où les conflits entre activités humaines et milieux souterrains se multiplient. Source

Les habitants du territoire sont invités à prendre la mesure de ce travail silencieux, qui se déroule dans l’ombre et contribue à la préservation de la biodiversité locale. Les citoyens peuvent partager leurs observations et leurs interrogations sur les chiroptères du Siou Blanc et des Morières‑Montrieux dans les commentaires ci‑dessous.

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