Tariq Ramadan visé par un mandat d’arrêt pour viols

La justice française a émis vendredi un mandat d’arrêt contre Tariq Ramadan, absent depuis l’ouverture de son procès pour viols devant la cour criminelle départementale de Paris.

Un procès entamé en son absence

L’audience avait débuté lundi 2 mars, alors que l’islamologue suisse de 63 ans se trouvait hospitalisé à Genève et invoquait des raisons médicales, notamment une sclérose en plaques. La cour avait alors ordonné une expertise médicale pour vérifier s’il était en état de comparaître, tandis que le parquet soulignait déjà une possible violation de son contrôle judiciaire.

Expertise favorable à sa comparution

Les deux médecins désignés par la justice ont conclu que Tariq Ramadan, malgré sa pathologie, pouvait être transporté pour se présenter devant la cour. Cette conclusion a conduit la cour à décider de le juger par défaut et à délivrer un mandat d’arrêt, les avocats de l’accusé quittant la salle d’audience après l’annonce de la décision.

Une affaire en marge d’un contrôle judiciaire

L’ex‑prédicateur faisait déjà l’objet d’un contrôle judiciaire en France, avec obligation de résidence fixe en Seine‑Saint‑Denis et interdiction de se rendre en Suisse sans autorisation préalable. Or sa présence récurrente à Genève, sans demande formelle de déplacement, a nourri les accusations de l’avocat général, selon lequel il utiliserait tous les moyens pour ne pas comparaître ni être jugé.

Un dossier déjà marqué par une condamnation en Suisse

Ce procès parisien porte sur des faits de viols aggravés et de viols présumés sur trois femmes entre 2009 et 2016, alors que Tariq Ramadan conteste toutes les accusations. Il est déjà définitivement condamné en Suisse pour un viol sur une autre femme, avec une peine de trois ans de prison dont un an ferme, ce qui renforce la pression autour de la poursuite de sa mise en examen en France.

La justice française a ainsi décidé de poursuivre sa procédure par défaut, tout en lançant un mandat d’arrêt pour garantir la présence de l’accusé ou, à défaut, l’application de la sanction encourue.

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