Argentine : comment un colis suspect a fait trembler l’école de gendarmerie de Buenos Aires

Une explosion d’un colis suspect dans l’école de gendarmerie de Buenos Aires projette la capitale argentine dans une nouvelle crise de sécurité, alors que trois gendarmes sont blessés et que plusieurs centaines de personnes sont évacuées. Les faits se déroulent vendredi à San Telmo, au cœur de la ville, à quelques pas de la Casa Rosada, alors que la tension sociale reste élevée dans le pays.

L’artefact, reçu environ quatre mois plus tôt, est ouvert dans un bâtiment de onze étages, réservé à la formation de la force de gendarmerie. Les policiers manipulent le colis qui, à l’ouverture, explose violemment, provoquant des brûlures et des projections de débris dans les locaux encore occupés. Les autorités confirment rapidement la nature explosive de l’objet, placé parmi trois encomiendas restées en attente de traitement.

Deux gendarmes, touchés par les éclats et les flammes, sont transférés d’urgence au centre hospitalier Argerich, tandis que le troisième est pris en charge sur place. Leurs blessures sont qualifiées de légères, ce qui évite, dans l’immédiat, tout scénario plus dramatique. Des images circulent déjà sur les réseaux sociaux, montrant des véhicules de secours, des ambulances et un important dispositif de sécurité autour de l’école.

Les forces de gendarmerie et la police fédérale déclenchent une évacuation du bâtiment, ainsi que des immeubles voisins, ce qui représente plusieurs centaines de personnes mises à l’abri. Un périmètre de sécurité est bouclé autour du quartier, tandis que les policiers en tenue antimotins et les experts en déminage surveillent les lieux et inspectent le reste du courrier en stock.

L’enquête, confiée notamment à une unité antiterroriste, concentre ses premiers efforts sur la cible réelle de l’engin : un colis suspect est formellement adressé à un ancien officier, un major à la retraite, qui se trouve parmi les blessés. Les autorités explorent la piste d’un acte ciblé, mais n’excluent pas, dans un premier temps, une erreur de manipulation ou un envoi lié à des conflits internes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *