Le 10 juillet 2025, le général Assimi Goïta a promulgué une loi lui accordant un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable sans limite ni élection. Ce texte officialise sa position de président de facto jusqu’en 2030, voire au-delà, tant que le pays ne sera pas pacifié. Ce mandat pourra être écourté uniquement si une élection « transparente et apaisée » devient possible, sans date précise. Cette décision marque une étape majeure dans la prise de pouvoir durable de la junte militaire malienne.
Depuis plusieurs mois, le régime affichait des intentions autoritaires, notamment par la dissolution de tous les partis politiques et l’interdiction des réunions de leurs membres. La promesse initiale d’un retour au pouvoir civil fixée à mars 2024 a été abandonnée. La « concertation nationale » organisée par le gouvernement militaire, largement boycottée par l’opposition, a précédé cette promulgation. Ce contexte traduit un contrôle renforcé du régime sur la scène politique.
Par ailleurs, la situation sécuritaire demeure préoccupante, avec une présence importante de groupes jihadistes et une répression accrue des opposants politiques. Ces éléments alimentent une instabilité prolongée. La loi adoptée traduit donc une volonté de maintien du pouvoir par la force, au détriment d’un processus démocratique clair. Les réactions internationales restent prudentes face à cette évolution autoritaire, qui soulève de nombreuses questions sur l’avenir politique et social du Mali.
Qu’en pensez-vous ? La situation politique malienne peut-elle évoluer vers une stabilité durable ? Vos avis sont les bienvenus en commentaire.
