Macron Écarte la France Insoumise : Mélenchon Explose de Colère

Une Lettre Chargée de Sous-Entendus

Emmanuel Macron a publié ce mercredi une lettre aux Français dans laquelle il appelle à la formation d’une coalition politique. Cependant, cette missive omet de mentionner directement la France insoumise (LFI), ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire de Jean-Luc Mélenchon et de ses alliés. En déclarant qu’il n’y a pas de vainqueur clair, Macron semble ignorer la victoire du Nouveau Front populaire au second tour.

En tirant les conclusions des résultats électoraux, qui ont conduit à une Assemblée sans majorité, le président appelle les partis politiques à s’unir pour établir une coalition. Un successeur à Gabriel Attal est également en préparation.

La Droite Privilégiée, La Gauche Délaissée ?

Macron exclut explicitement le Rassemblement national de cette coalition. “Ce que les Français ont choisi par les urnes – le front républicain, les forces politiques doivent le concrétiser par leurs actes,” écrit-il. Il réclame une “majorité solide, nécessairement plurielle, pour le pays,” qui s’étend jusqu’aux Républicains, mais laisse en suspens l’inclusion de la France insoumise. Ni dans sa lettre ni dans les réponses des proches du président ne se trouve une mention claire de LFI.

Cependant, les indices sont suffisamment évidents pour suggérer que Macron n’inclut pas LFI. Les premières réactions des parlementaires insoumis montrent qu’ils ont bien compris ce message implicite. Sarah Legrain, députée, qualifie la lettre de “déni de réalité, déni de démocratie.”

Mélenchon et le « Droit de Veto Royal »

Le président s’adresse à “l’ensemble des forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines, l’État de droit, le parlementarisme, une orientation européenne et la défense de l’indépendance française.” Un conseiller proche du président affirme que le mouvement insoumis est incompatible avec certaines valeurs édictées par Macron, notamment l’attachement au parlementarisme.

La députée Renaissance Céline Calvez soutient cette position : “Le président a raison de dire que personne n’a gagné. Il nous faut une coalition avant d’arriver à la question du Premier ministre. Et pour cela, nous devons faire un pas vers les autres partis, sauf la France insoumise et le Rassemblement national.”

L’Indignation des Insoumis

Clémence Guetté, députée insoumise, dénonce sur X : “Il n’est pas à la hauteur de l’histoire. Le Nouveau Front populaire doit gouverner. Le président doit accepter la démocratie.” Jean-Luc Mélenchon, dans une note de blog et sur les réseaux sociaux, qualifie l’acte de Macron de “coup de force” et d’”abus de pouvoir.” Il appelle Macron à reconnaître le Nouveau Front Populaire, soulignant qu’”il doit s’incliner et appeler le Nouveau Front Populaire.”

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