Grève chez Mack Trucks, filiale de Volvo : 4 000 salariés rejoignent le mouvement

La tension persiste dans l’industrie automobile américaine alors que 4 000 salariés de Mack Trucks, une filiale de Volvo spécialisée dans les poids lourds, ont rejoint le mouvement de grève en cours. Cette décision vient s’ajouter aux 25 000 grévistes déjà présents chez les principaux constructeurs automobiles du pays, à savoir Ford, General Motors et Stellantis.

Travailleurs en grève
Image: UAW.org

Le mouvement de grève, lancé mi-septembre par le syndicat United Auto Workers (UAW), a pour principale revendication l’amélioration des conditions salariales au sein de l’industrie automobile américaine. Il s’agit d’une action ciblée, ne touchant qu’une fraction des 146 000 membres du syndicat, et a été déclenchée faute d’accord pour de nouvelles conventions collectives.

Parmi les principales demandes de l’UAW figurent des hausses de salaires, des mesures visant à compenser le coût de la vie croissant, ainsi que divers autres avantages pour les travailleurs du secteur automobile. Cette lutte s’est transformée en une affaire politique, avec le soutien du président Joe Biden en personne, qui a visité l’un des piquets de grève dans le Michigan la semaine dernière. Le chef de l’État a publiquement soutenu la revendication du syndicat pour une augmentation de salaire de 40% sur la durée de la nouvelle convention, soit quatre ans, en raison des bénéfices réalisés par les constructeurs.

L’ancien président Donald Trump, candidat déclaré à la présidentielle de 2024, s’est également rendu dans la région pour soutenir le mouvement, organisant une réunion publique sur un site de fabrication de pièces détachées.

Cette grève chez Mack Trucks constitue une nouvelle pression sur l’industrie automobile américaine déjà fragilisée par la pénurie de puces électroniques et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale.

Par ailleurs, l’UAW a obtenu une première victoire significative dans ses négociations avec General Motors. Le président de l’UAW, Shawn Fain, a qualifié cette avancée de « percée majeure ». General Motors aurait accepté de garantir des emplois dans le cadre du projet de transformation de certaines usines automobiles en sites de production de batteries électriques. Cette concession aurait été obtenue alors que le syndicat envisageait de déclencher une grève dans l’usine d’Arlington au Texas, considérée comme le site le plus rentable de GM.

Le mouvement de grève de l’UAW continue de faire pression sur les constructeurs automobiles, changeant ainsi la donne dans les négociations et l’avenir du syndicat ainsi que de l’industrie automobile américaine. Les prochaines semaines seront décisives pour l’issue de ces revendications syndicales et leur impact sur le secteur.

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