Fermeture du gisement de gaz naturel de Groningue aux Pays-Bas : Les raisons et les enjeux

Depuis 2018, la fermeture du gisement de gaz naturel de Groningue, le plus grand d’Europe, était attendue aux Pays-Bas. Cependant, les autorités ont décidé de maintenir onze unités d’extraction opérationnelles pendant une année supplémentaire, la clôture définitive étant conditionnée à un hiver « très rigoureux » et aux tensions géopolitiques persistantes.

Une fermeture attendue depuis 2018

Ce gisement, exploité depuis 1963, a été le théâtre de séismes de faible magnitude mais proches de la surface, provoqués par les poches de vide formées lors de l’extraction de gaz. Ces séismes ont causé des dommages considérables pour les riverains, suscitant à la fois l’espoir et l’inquiétude lors de l’annonce de la fermeture imminente.

En 2022, La Haye a décidé de reporter la fermeture en raison des incertitudes énergétiques mondiales, principalement liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Un rapport parlementaire a critiqué les autorités néerlandaises pour leur manque d’attention aux risques à long terme lorsqu’ils bénéficiaient des profits de l’extraction. Des montagnes de débris de pipelines sont désormais visibles sur les terrains des anciennes stations d’extraction.

Shell estime que près de 2 300 milliards de mètres cubes de gaz ont été extraits du gisement depuis sa découverte. Les profits générés, environ 429 milliards d’euros entre 1963 et 2020, dont 85 % alimentaient les finances de l’État, ont fait des Pays-Bas l’un des États les plus prospères d’Europe.

La fermeture du gisement de Groningue, découvert en 1959, marque la fin d’une ère et suscite des questions sur l’avenir énergétique du pays ainsi que sur les conséquences économiques pour les communautés locales.

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