Élection présidentielle en Équateur après l’assassinat d’un candidat majeur

Un scrutin bouleversé par la violence et le narcotrafic

L’ombre du second tour plane sur le choix du nouveau président

Élection présidentielle en Équateur

Les électeurs équatoriens se rendent aux urnes ce dimanche pour un scrutin présidentiel anticipé marqué par le traumatisme de l’assassinat d’un candidat majeur. La campagne électorale a été secouée par des actes de violence sans précédent, alimentés par le narcotrafic en pleine expansion.

Le meurtre choquant et ses conséquences

La récente disparition tragique du centriste Fernando Villavicencio, ex-journaliste de 59 ans en deuxième position dans les sondages, a profondément choqué la nation. Il a été abattu à Quito par un commando de tueurs à gage colombiens, jetant l’Équateur dans la consternation et remettant en question le processus démocratique en cours.

Un scrutin incertain

Le paysage politique équatorien est désormais en ébullition, avec aucun des huit candidats en lice ne semblant capable de remporter la majorité absolue. L’ombre d’un second tour, prévu pour le 15 octobre, plane sur ces élections présidentielles. La population cherche à travers ce scrutin à apaiser les tensions et à reconstruire la confiance envers les institutions démocratiques.

Narcotrafic et montée de la violence

Autrefois une oasis de stabilité en Amérique latine, l’Équateur a été infiltré par le trafic de drogue provenant des pays voisins tels que la Colombie et le Pérou. Les cartels mexicains ont sponsorisé cette activité illégale, mettant en péril la stabilité du pays. Cette situation rappelle tristement la Colombie déchirée par la violence dans les années 1990.

Une nation en danger

La ville portuaire stratégique de Guayaquil, sur la côte Pacifique, a longtemps été le foyer principal des violences. Cependant, ces actes criminels se sont désormais propagés jusqu’à Quito, plongeant la capitale dans la peur. Le taux d’homicides a doublé en 2022 au niveau national et cette année s’annonce encore plus meurtrière. Depuis 2021, plus de 430 détenus ont été tués dans des affrontements entre gangs rivaux au sein des prisons du pays.

Crise institutionnelle et appel aux élections anticipées

En plus de cette vague de violence, le pays est également en proie à une crise institutionnelle. Le Congrès équatorien est resté inactif pendant trois mois à la suite de la décision impopulaire du président conservateur sortant, Guillermo Lasso, d’organiser des élections anticipées pour échapper à des accusations de corruption. Cette situation a laissé le pays dans une incertitude politique préoccupante.

En somme, l’élection présidentielle en Équateur se déroule dans un contexte complexe, mêlant le traumatisme de l’assassinat d’un candidat majeur, la montée du narcotrafic et la violence, ainsi que des enjeux institutionnels. Les électeurs aspirent à choisir un nouveau président capable de guider le pays vers la stabilité et la réconciliation.

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