Comme quoi il n’y a pas que le Var: Mise en examen pour « faux en écriture authentique » et « tentative d’escroquerie »

Une affaire judiciaire secoue la classe politique française alors que le député de la Lozère, Pierre Morel-À-L’Huissier, affilié au groupe Liot, est mis en examen pour « faux en écriture authentique » et « tentative d’escroquerie ». Les révélations de Mediapart mettent en lumière une enquête longue et complexe, impliquant également un notaire local. Dans cet article, nous examinerons les détails de cette affaire, les accusations qui pèsent sur le député, ainsi que les réactions récentes.

Quoi s’est-il passé ?

La mise en examen de Pierre Morel-À-L’Huissier, député en fonction depuis 2002, fait suite à une enquête minutieuse menée par Mediapart. Les accusations portent sur des actes de « faux en écriture authentique » et de « tentative d’escroquerie ». L’affaire remonte à avril 2018, lorsque l’ex-épouse du député a déposé plainte.

Pourquoi est-ce important ?

Cette affaire revêt une importance significative, car elle concerne un membre du Parlement français. Les allégations de faux documents et de tentatives d’escroquerie suscitent des questions sur l’intégrité de l’élu et soulignent l’importance de l’éthique dans la vie politique.

Les détails de l’affaire

Au cœur de l’affaire se trouve un document prétendument signé chez un notaire de Saint-Chély-d’Apcher en mars 2016. Ce document affirmait que Pierre Morel-À-L’Huissier assumait seul les dépenses du ménage depuis leur mariage en 2004, alors que la part de sa femme aurait dû être de 30%. Cependant, lors de la procédure de divorce engagée en novembre 2017, l’ex-épouse nie avoir signé un tel document.

En conséquence, une enquête a été ouverte, incluant l’audition d’une quinzaine de témoins et des écoutes téléphoniques. Une notaire ayant travaillé pour l’étude de Saint-Chély-d’Apcher, supposée avoir rédigé l’acte, a dénoncé des pressions et des menaces de la part du député lors de ses auditions par les gendarmes, allant jusqu’à parler de chantage.

Pierre Morel-À-L’Huissier, député de la Lozère

Accusations et révélations

L’ex-épouse du député a porté plainte en avril 2018, tandis que la notaire a dénoncé des faux en écriture et des pressions. Cette dernière avait été employée entre 2015 et 2016 à l’Assemblée nationale par Pierre Morel-À-L’Huissier, ce qui soulève des questions sur d’éventuelles interférences entre la sphère privée et publique.

Selon Mediapart, des écoutes téléphoniques de 2020 révèlent une collusion entre les personnes impliquées dans l’enquête, suggérant une préparation des témoignages. Cette affaire prend une tournure plus troublante avec des révélations sur des répétitions présumées entre le député et le notaire pour éviter de se contredire, juste avant la garde à vue du notaire en juin 2022.

Réactions de Pierre Morel-À-L’Huissier

Sollicité par Mediapart, le député a déclaré que sa mise en examen relevait de sa vie privée et aurait déposé une requête en nullité.

Cette affaire continue de susciter l’attention et soulève des questions sur l’intégrité des élus au sein de la vie politique française.

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