Jeudi 18 juin, l’intersyndicale SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO, Filpac-CGT, SNPEP-FO et Info’Com-CGT appelle les salariés de la presse à manifester à Paris, place de la Bourse à 11 heures, contre la multiplication des plans sociaux et exiger un encadrement de l’intelligence artificielle dans les rédactions.
Le cortège doit prendre la direction du ministère de la Culture, place du Palais-Royal, avec un arrêt devant le siège du groupe Ebra. Des tables rondes « revendicatives » sont prévues dès 14 h 30 à la Bourse du travail, rue du Château-d’Eau.
Une crise qui frappe jusqu’au Var
Dans le département, les rédactions de Var-Matin et Nice-Matin connaissent depuis des mois une dégradation des conditions de travail. Des dizaines de départs non remplacés, un projet d’impression commune avec La Provence à Vitrolles et le remplacement brutal du directeur des rédactions Denis Carreaux ont provoqué plusieurs journées de grève en 2025.
Des suppressions d’emplois en cascade
Au niveau national, les chiffres donnent le vertige. Prisma Media (groupe Bolloré) annonce 279 suppressions de postes, soit 40% des effectifs. Centre France (La Montagne, Le Populaire…) en est à son sixième plan en 12 ans : 152 postes supprimés. Le groupe Ebra (Crédit Mutuel, neuf titres) inquiète les syndicats avant un CSE décisif le 22 juin 2026. Infopro Digital veut remplacer 19 secrétaires de rédaction par 5 « chefs d’édition » assistés par IA.
Revendications précises
L’intersyndicale exige l’arrêt des plans de suppressions d’emplois, la titularisation des précaires, le respect de la loi Cressard sur les piges, un encadrement strict de l’IA pour qu’elle ne serve pas de « prétexte à la suppression de métiers ». Une délégation syndicale a demandé à être reçue par la ministre de la Culture.
