Michelin a annoncé un plan de départs volontaires en France pouvant aller jusqu’à 1 500 postes sur trois ans, sans départ contraint selon l’entreprise. Le groupe précise que la mesure doit s’appliquer à l’échelle nationale, sans cibler un site industriel particulier.
Un plan national
Selon les informations publiées ce 28 mai, Michelin emploie actuellement 17 000 personnes en France et dispose encore de 13 sites industriels. L’entreprise indique que les suppressions envisagées porteraient pour environ deux tiers sur les fonctions tertiaires et pour un tiers sur l’industrie.
Les emplois tertiaires concernés se situent notamment à Paris, Clermont-Ferrand et Lille. Le dispositif doit reposer sur le volontariat, avec une négociation attendue autour d’un accord de gestion des emplois et des parcours professionnels.
Le contexte économique
Reuters rapporte que Michelin justifie ce projet par un environnement macroéconomique jugé fortement instable et par une structure de coûts considérée comme trop élevée. Le groupe cherche ainsi à adapter ses effectifs en France tout en évitant, à ce stade, un plan de licenciements contraints.
Ce nouvel ajustement s’inscrit dans une période de réorganisation plus large pour le manufacturier, déjà engagé ces dernières années dans plusieurs réductions d’effectifs en France.

Un « volontariat » sous pression, c’est du licenciement déguisé. Les salariés de Michelin méritent mieux que ça !