Quelque 1,5 million de musulmans ont entamé lundi les rituels du hadj à La Mecque, en Arabie saoudite, dans une atmosphère mêlant ferveur religieuse et inquiétudes géopolitiques. Ce grand pèlerinage annuel, l’un des plus importants rassemblements spirituels au monde, s’ouvre cette année sur fond de guerre au Moyen-Orient et de fortes tensions régionales.
Une étape majeure pour les fidèles
Les pèlerins ont d’abord accompli le tawaf autour de la Kaaba avant de gagner Mina, vaste cité de tentes située près de La Mecque. Ce parcours marque l’entrée dans les différentes étapes du hadj, un devoir religieux majeur pour les musulmans qui en ont les moyens.
Un hadj sous surveillance
Cette édition se déroule dans un contexte sensible. Les tensions régionales, notamment autour de l’Iran et des pays du Golfe, pèsent sur l’organisation et sur les déplacements de certains fidèles. Malgré cela, l’Arabie saoudite affirme accueillir davantage de pèlerins étrangers qu’en 2025.
La chaleur, autre défi
Au-delà du contexte politique climatique, les conditions représentent un risque important. Des températures très élevées sont attendues, poussant les autorités à renforcer les mesures de sécurité sanitaire et logistique.
En dépit des crises régionales, le hadj conserve ainsi sa portée spirituelle universelle et réunit à nouveau des centaines de milliers de croyants autour des rites ancestraux de l’islam.
