Au Festival de Cannes, la tension monte entre Canal+ et une partie du monde du cinéma. Alain Chabat, figure historique de l’esprit Canal+, a regretté jeudi auprès de l’AFP le « coup de pression à deux balles » exercé, selon lui, par la direction du groupe après la publication d’une tribune anti-Bolloré.
Une tribune qui fracture le milieu
À l’origine de la polémique, un texte publié dans Libération par le collectif Zapper Bolloré et signé par près de 600 professionnels. Les signataires y dénoncent l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français, notamment à travers la concentration des moyens de financement et de diffusion.
Canal+ durcit le ton
La réponse de Maxime Saada a marqué les esprits sur la Croisette. Le patron de Canal+ a déclaré, lors du brunch des producteurs, qu’il ne souhaitait plus collaborer avec les auteurs de cette pétition, estimant qu’elle mettait injustement en cause les équipes du groupe.
Une critique, mais sans rupture totale
Alain Chabat n’a pas pour autant repris l’ensemble des arguments des signataires. Il a aussi reconnu que les salariés de Canal+ avaient pu se sentir visés ou blessés, tout en jugeant la réaction de la direction disproportionnée.
