Une vidéo qui choque bien au-delà d’Israël
La polémique enfle autour d’Itamar Ben Gvir après la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la flottille pour Gaza agenouillés, les mains liées, après leur interception en mer. Publiées le 20 mai sur les réseaux du ministre israélien de la Sécurité nationale, ces images ont immédiatement provoqué un tollé, en Israël comme à l’étranger.
Une mise en scène jugée humiliante
Sur la séquence, plusieurs dizaines de militants apparaissent alignés à genoux, tandis que l’hymne israélien retentit en fond. Ben Gvir s’y affiche en lançant : « Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous », une formule qui a nourri les critiques sur une volonté d’humilier publiquement les personnes détenues.
Vives critiques politiques et diplomatiques
Fait notable, la contestation a gagné jusqu’au gouvernement israélien. Gideon Saar a dénoncé un « spectacle honteux », estimant que son collègue avait nui à l’image du pays, tandis que Benyamin Netanyahou a jugé ce traitement contraire aux « valeurs et aux normes d’Israël ». À l’international, la France a convoqué l’ambassadeur d’Israël, et l’Italie a dénoncé un traitement « inadmissible » portant atteinte à la dignité humaine.
Une affaire au retentissement mondial
En quelques heures, la vidéo est devenue un nouvel épisode explosif dans le contexte déjà extrêmement tendu autour de Gaza. Au-delà du sort des militants, cette affaire ravive les critiques contre la stratégie de communication de l’extrême droite israélienne et souligne l’embarras croissant de plusieurs capitales occidentales face à ce type d’images.
