L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur la surexposition des Français au cadmium, un métal lourd cancérogène présent dans l’alimentation et les sols. Près de 48% des adultes dépassent les seuils toxicologiques recommandés, avec une imprégnation doublée en 20 ans. Dans le Var, où l’agriculture maraîchère et céréalière est intense, cette pollution des sols via les engrais phosphatés inquiète particulièrement les habitants.
Sources principales d’exposition
L’alimentation représente 98% de l’exposition chez les non-fumeurs, via les céréales (pain, pâtes, biscuits), pommes de terre et produits panifiés. Le tabac aggrave le risque chez les 45-64 ans, contribuant jusqu’à 43%. Les engrais phosphatés importés, riches en cadmium, contaminent les terres agricoles françaises, y compris en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Recommandations de l’Anses pour limiter les risques
L’agence préconise de réduire la teneur en cadmium des engrais à 20 mg/kg P2O5, contre 60 mg en Europe, et de limiter les apports à 2 g/ha/an. Pour les consommateurs : diversifier l’alimentation, privilégier légumineuses et quinoa aux pâtes, changer de fournisseurs et arrêter le tabac. Éplucher les légumes et éviter les excès de produits céréaliers sucrés ou salés sont des gestes simples.
Impacts locaux dans le Var
En Var, les sols cultivés pour les légumes et fruits profitent d’engrais phosphatés, amplifiant le risque. L’agriculture bio, moins contaminée de 48%, offre une alternative locale viable. Les autorités locales pourraient renforcer les contrôles sur les importations d’engrais.
Face à cette urgence sanitaire, l’Anses presse le gouvernement d’agir à la source agricole pour protéger la population. Les Varois, consommateurs de produits locaux, gagneraient à adopter ces réflexes dès maintenant pour préserver leur santé.
