Hantavirus : quarantaine d’urgence au personnel d’un hôpital néerlandais

Dans l’est des Pays-Bas, douze employés du centre hospitalier universitaire Radboudumc de Nimègue ont été placés en quarantaine le 11 mai 2026, suite à des erreurs de procédure lors du traitement d’un patient infecté par l’hantavirus. Ce patient, évacué du navire de croisière MV Hondius, a été admis le 7 mai, et l’incident souligne les défis posés par ce virus rare mais potentiellement mortel. Cet événement s’inscrit dans une épidémie plus large liée à la croisière, qui a causé trois décès à bord.

Contexte de l’épidémie sur le MV Hondius

Le MV Hondius, en croisière dans l’Atlantique du 11 avril au 2 mai, a été le théâtre d’une flambée d’hantavirus, avec plusieurs passagers testés positifs et évacués à Tenerife. L’hôpital Radboudumc a reçu l’un d’eux, transféré pour soins spécialisés après le débarquement. Les autorités néerlandaises ont imposé une quarantaine de six semaines aux rapatriés, alignée sur les recommandations de l’OMS de 42 jours maximum.

Les erreurs de procédure à l’hôpital

Lors d’un prélèvement sanguin et de l’élimination d’urine du patient, le personnel a appliqué une procédure standard au lieu du protocole strict requis pour l’hantavirus, violant les normes internationales. L’hôpital a regretté l’incident et promis une enquête interne pour éviter toute récidive, soulignant un risque d’infection faible mais pris au sérieux. Le patient reste lui aussi isolé.

Mesures et perspectives

Les douze soignants seront isolés six semaines par précaution, avec suivi médical étroit. Cet épisode rappelle la transmissibilité limitée de l’hantavirus entre humains, souvent liée à des contacts avec rongeurs, mais alerte sur la vigilance protocolaire dans les établissements de santé. Les enquêtes se poursuivent pour tracer l’origine exacte de l’épidémie.

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