Dans le Var, particulièrement à Hyères, le moustique-tigre prolifère avec vigueur en ce printemps 2026, favorisé par des hivers doux et des pluies abondantes. Les cas de dengue et chikungunya autochtones ont explosé en 2025 dans la région Paca, poussant habitants et collectivités à multiplier les pièges disponibles en magasins ou en ligne. Mais toutes ces solutions n’offrent pas la même efficacité, loin s’en faut.
Les gestes préventifs : la base incontestée
La suppression des gîtes larvaires reste la mesure la plus efficace et recommandée par l’ARS Paca et la préfecture du Var. Vider hebdomadairement les coupelles de pots de fleurs, gouttières bouchées, arrosoirs ou bâches d’eau stagnante prive le moustique de lieux de ponte, limitant sa reproduction locale. Ces actions collectives, à l’échelle du quartier, s’avèrent bien plus impactantes que les pièges isolés, comme le soulignent les experts.
Pièges commerciaux : efficacité variable et coûteuse
Les pièges à CO2 ou attractifs olfactifs, imitant l’odeur humaine, capturent des femelles en quête de sang : à Hyères, la ville déploie des bornes aspirantes depuis 2019, complétées par des drones anti-larvaires. Des modèles promettent jusqu’à 350 moustiques par jour dans un rayon de 60 mètres, sans insecticides. Cependant, l’Anses et des études tempèrent : leur impact sur la propagation des maladies n’est pas prouvé, et ils nécessitent une utilisation massive pour être optimaux.
Pièges maison : simples et économiques
Pour un budget modeste, fabriquez un piège avec une bouteille de 2 litres, sucre roux, eau et levure : le CO2 produit attire et noie les moustiques, à renouveler tous les 15 jours. Efficace en complément, il cible surtout les adultes sans perturber l’écosystème, contrairement aux ultrasons ou huiles essentielles, jugés inefficaces.
En conclusion, face à cette invasion, priorisez la prévention des eaux stagnantes et signalez les foyers sur signalement-moustique.anses.fr. Les pièges aident, mais une mobilisation collective protège mieux nos soirées varoises.
