Le porte-conteneurs San Antonio, appartenant à l’armateur marseillais CMA CGM et battant pavillon maltais, a été frappé par un projectile le mardi 5 mai 2026 lors de son transit dans le détroit d’Ormuz. Des membres d’équipage ont été blessés et le navire a subi des dommages.
Une attaque confirmée par CMA CGM
L’armateur français a confirmé mercredi matin l’attaque dans un bref communiqué transmis à l’AFP. Les membres d’équipage blessés ont été « évacués et bénéficient des soins médicaux nécessaires », selon CMA CGM, qui précise rester « pleinement mobilisé aux côtés de l’équipage ». L’attaque serait possiblement menée par missile, selon certaines sources, et l’équipage du navire serait en grande partie de nationalité philippine.
Un projectile « d’origine inconnue »
L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO avait rapporté, avant même la confirmation de CMA CGM, qu’un cargo avait été touché le mardi vers 18h30 GMT par un « projectile d’origine inconnue » dans le détroit d’Ormuz, sans l’identifier formellement. Le gouvernement français a réagi par la voix de sa porte-parole Maud Bregeon, précisant selon Emmanuel Macron que « ce n’est en aucun cas la France qui a été visée » par cette attaque.
Un contexte régional très tendu
Ce n’est pas le premier navire de CMA CGM visé dans la zone : en avril 2026, le porte-conteneurs CMA CGM Everglade avait déjà subi des dommages lors d’une attaque à la roquette au large d’Oman, sans faire de blessés. Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran, qui utilise le détroit d’Ormuz – passage stratégique par lequel transite une part significative du trafic maritime mondial – comme terrain d’affrontements indirects.
