Les habitants de la région de Moscou font face à un accès Internet limité via un système de listes blanches, où seuls les sites et services approuvés par les autorités sont accessibles. Ce dispositif, testé depuis mars 2026, s’étend désormais aux connexions domestiques et mobiles, provoquant grogne et perturbations quotidiennes.
Origine et Déploiement des Tests
Dès début mars 2026, les autorités moscovites ont lancé des essais à grande échelle dans le métro et certains quartiers centraux. Le Wi-Fi public ne permet plus d’accéder à des applications comme Telegram, tandis que l’Internet mobile bascule sur une liste restreinte incluant sites gouvernementaux, Yandex et VKontakte. Ces mesures, justifiées par des « raisons de sécurité » par le Kremlin, ont touché 71 régions, avec des coupures totales signalées à Saint-Pétersbourg.
Contenu de la Liste Blanche
La liste autorisée privilégie les services essentiels : Gosuslugi, banques comme Sberbank, opérateurs télécoms, médias pro-gouvernementaux (RIA Novosti, TASS) et plateformes russes comme Rutube ou Ozon. Les messageries étrangères et VPN sont bloqués, forçant les usagers vers des alternatives locales comme Max. En mai 2026, les plaintes se multiplient sur les connexions domestiques affectées.
Impacts et Perspectives
Les Moscovites rapportent des pannes récurrentes, rendant inaccessibles paiements en ligne, messageries et sites étrangers, avec plus de 2 600 signalements sur Downdetector. Le porte-parole Dmitri Peskov évoque un respect de la loi, tandis que des experts prévoient un « internet blanchi » complet d’ici 2028, avec censure IA et reconnaissance faciale. Ces restrictions s’inscrivent dans un « rideau de fer numérique » renforcé depuis l’invasion de l’Ukraine. Source
