L’Arc de triomphe, voulu par Napoléon au lendemain d’Austerlitz, n’a pas vu le jour d’un seul élan. Commencé en août 1806, le monument parisien a connu un chantier chaotique, étalé sur près de trente ans, avant son inauguration officielle le 29 juillet 1836.
Un projet impérial vite ralenti
À l’origine, Napoléon souhaite célébrer les victoires de la Grande Armée par un monument monumental dressé à l’entrée ouest de Paris. Mais la mort de l’architecte Jean-François Chalgrin, en 1811, ralentit fortement l’avancée des travaux, alors que l’édifice n’est encore qu’inachevé.
Un chantier stoppé par les bouleversements politiques
Au-delà de cette disparition, c’est surtout la chute de l’Empire et les changements de régime qui figent durablement le projet. Sous la Restauration, la reprise est décidée en 1823 puis réellement engagée en 1824, avant que le monument soit finalement achevé sous Louis-Philippe.
Une inauguration trente ans après le lancement
Lorsque l’Arc de triomphe est inauguré en 1836, il porte déjà la marque d’une histoire politique mouvementée, traversée par l’Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet. Plus qu’un simple monument, il incarne ainsi une mémoire nationale façonnée autant par les ambitions de Napoléon que par les soubresauts du XIXe siècle.
