Un mineur de 15 ans a été interpellé le 25 avril et placé en garde à vue dans le cadre de la cyberattaque survenue le 15 avril contre le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Soupçonné d’être le hacker «breach3d», il est accusé d’accès frauduleux, extraction et transmission de données personnelles d’environ 12 millions de Français, a annoncé la procureure de Paris, Laure Beccuau. Cette affaire met en lumière les vulnérabilités des services publics en ligne.
Rappel de la cyberattaque
L’ANTS, qui gère les demandes de permis de conduire, cartes grises et pièces d’identité, a détecté un «incident de sécurité» le 15 avril, entraînant la fuite de noms, prénoms, dates de naissance, adresses e-mail et identifiants de 11,7 millions de comptes. Les données ont été mises en vente sur le dark web, sans compromettre les pièces jointes comme les photos d’identité. Le ministère de l’Intérieur a informé les usagers touchés par e-mail et saisi l’Office anti-cybercriminalité (OFAC).
L’interpellation du suspect
Le jeune, arrêté le 25 avril, fait l’objet de réquisitions pour mise en examen et contrôle judiciaire pour atteintes à un système d’État, passibles de sept ans de prison et 300 000 euros d’amende. L’enquête, confiée à la section J3 du parquet de Paris, progresse avec la saisine de juges d’instruction. Bien que mineur, son implication présumée souligne l’émergence précoce de cybercriminels.
Conséquences et vigilance accrue
Dans le Var, où des milliers d’usagers dépendent de l’ANTS pour leurs démarches administratives quotidiennes, les risques de phishing et d’usurpation d’identité s’intensifient. Les autorités recommandent de changer ses mots de passe, vérifier les comptes et signaler tout message suspect. L’ANTS renforce ses mesures de sécurité pour restaurer la confiance.
