Procès à Saint-Brieuc : un ancien truand accusé d’inceste
Le procès s’est ouvert mardi à Saint-Brieuc. Un homme de 81 ans a comparu devant la cour d’assises des Côtes-d’Armor. Il répond de viols incestueux répétés sur sa belle-fille, alors qu’elle était mineure. Les faits se seraient déroulés durant plusieurs années à Fréhel.
Depuis longtemps, cette famille affichait une image sans faille. Le couple tenait un commerce réputé aux Sables-d’Or-les-Pins. Pourtant, derrière cette façade tranquille, les tensions s’installaient. L’histoire familiale semblait déjà fragilisée par un passé lourd.
L’accusé n’était pas un inconnu pour la justice. Dans les années 1970 et 1980, il évoluait dans les cercles du grand banditisme français. Cependant, peu d’habitants connaissaient réellement son parcours. Encore moins imaginaient les accusations qui allaient émerger.
L’affaire a pris une dimension particulière avec l’attitude de la mère de la victime. Durant les audiences, elle a soutenu son époux. Ses déclarations ont surpris, tant leur violence visait sa propre fille. Cette position a renforcé la gravité du climat familial décrit à l’audience. Source
Motherless : la justice française face à un réseau glaçant
La justice française a été saisie ce jeudi après de nouvelles révélations accablantes. Deux associations ont demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur le site Motherless. CNN avait révélé, fin mars, l’existence d’espaces où circulaient vidéos et conseils pour droguer et violer des femmes.
Depuis plusieurs années, les plateformes non modérées inquiétaient les défenseurs des droits des femmes. Cependant, l’ampleur du phénomène restait difficile à mesurer. L’affaire Gisèle Pélicot avait déjà illustré les dérives liées à la soumission chimique.
La Fondation des Femmes et l’association M’endors pas dénoncent désormais des crimes structurés. Selon elles, des utilisateurs français pourraient être impliqués. De plus, des victimes résidant en France pourraient également être concernées.
Les deux organisations réclament des mesures immédiates. Elles demandent notamment le blocage du site, son déréférencement et une mobilisation rapide de l’Arcom et de Pharos. En parallèle, elles souhaitent une législation plus robuste contre les violences sexuelles en ligne.
Cette action vise un double objectif. D’abord, identifier d’éventuels auteurs français. Ensuite, mieux protéger les victimes, souvent inconscientes au moment des faits. Les associations estiment que l’arsenal judiciaire actuel reste insuffisant face à ces réseaux. Source
Violeur condamné à 30 ans : pourquoi une sortie après huit ans ?
La décision est tombée mercredi soir. Karine Jambu a appris que Roland Blaudy quitterait la prison de Caen le 12 mai prochain. Condamné en 2018 à trente ans de réclusion criminelle, cet homme de 74 ans a obtenu une remise en liberté après une confusion de peines.
Cette affaire trouvait pourtant ses racines dans un passé lourd. Pendant des années, Karine Jambu subissait les violences sexuelles d’un proche de son entourage. Elle n’avait que cinq ans lors des premiers viols. Malgré plusieurs alertes, la situation perdurait, jusqu’à l’incarcération de son agresseur dans un autre dossier.
En 2018, la cour d’assises avait prononcé la peine maximale. Roland Blaudy, violeur multirécidiviste, avait reconnu les faits. Il avait alors admis ses actes, sans réellement mesurer leur gravité.
Mais aujourd’hui, la justice a autorisé sa libération. Plus troublant encore, l’ancien détenu pourra s’installer à Rennes. Or, c’est précisément dans cette ville que vit Karine Jambu.
Cette perspective a ravivé une douleur ancienne. La jeune femme, engagée depuis plusieurs années pour faire reconnaître son calvaire, dénonce une décision incompréhensible. Elle estime que sa sécurité n’est plus garantie.
La confusion de peines permet de fusionner plusieurs condamnations en une seule période d’incarcération. Cependant, cette mesure suscite régulièrement l’incompréhension des victimes, surtout dans des dossiers aussi sensibles. Source
Lucenay : 34 enfants victimes, l’enquête secoue le Beaujolais
Le 10 avril, la justice a mis en examen un père de famille de Lucenay. L’affaire a immédiatement bouleversé le Beaujolais. Derrière cette décision, une enquête hors norme révélait des violences sexuelles commises sur des enfants.
Tout avait commencé en décembre 2024. Trois élèves de CM1 racontaient alors à leurs parents des gestes subis lors de soirées pyjama. Depuis plusieurs années, l’homme inspirait pourtant confiance dans ce village paisible du Rhône. Rien ne laissait présager l’ampleur des faits.
Rapidement, les gendarmes ont découvert un dossier d’une gravité exceptionnelle. Au total, 34 enfants, âgés de 3 à 9 ans, ont été identifiés. Les investigations ont également permis de retrouver près de 200 vidéos. Ces enregistrements documentaient des agressions sexuelles et, pour au moins 23 victimes, des viols.
L’enquête a pris une tournure décisive après une tentative de suicide du suspect. Hospitalisé, il avait reconnu avoir fait de nombreuses victimes. Ses aveux ont alors orienté les recherches vers plusieurs années d’agissements, entre 2020 et 2024.
Dans les locaux de la gendarmerie, les enquêteurs ont dû établir des tableaux détaillés. Chaque nom, chaque date, chaque infraction y figurait. Ce travail minutieux visait à identifier toutes les victimes et à établir les responsabilités. Source
Coline Berry devant les députés : un témoignage qui relance le débat
Coline Berry a pris la parole mercredi 29 avril devant les députés. Son audition a immédiatement ravivé le débat sur l’inceste en France. Face à la commission d’enquête parlementaire, elle a décrit des violences qu’elle affirme avoir subies durant son enfance.
Depuis plusieurs années, la lutte contre l’inceste occupait une place croissante dans le débat public. Pourtant, de nombreuses victimes dénonçaient encore des obstacles judiciaires et un manque d’écoute. Le témoignage de Coline Berry s’inscrit dans ce contexte sensible.
La fille de Richard Berry a évoqué un environnement familial marqué, selon elle, par la violence et le silence. Elle a affirmé que les agressions avaient commencé très tôt. Ses mots, particulièrement durs, ont bouleversé l’auditoire. « C’était des viols répétés », a-t-elle déclaré devant les parlementaires.
L’affaire judiciaire, elle, avait été classée sans suite en 2022 en raison de la prescription. Richard Berry et Jeane Manson contestent fermement ces accusations. Ils demeurent présumés innocents. En parallèle, la condamnation de Coline Berry pour diffamation avait été annulée par la Cour de cassation en décembre 2023. Source
Affaire à Tréogan : un maire en garde à vue pour viols ?
Le maire de Tréogan a été placé en garde à vue mardi 28 avril 2026 à Gouarec, dans les Côtes-d’Armor, après une interpellation menée avec l’appui de la gendarmerie. L’élu, âgé de 27 ans et fraîchement installé depuis mars 2026, a été entendu dans le cadre d’une enquête visant six motifs, dont plusieurs pour viols présumés et viols sur mineurs, selon les premiers éléments communiqués. L’opération a été conduite par une unité spécialisée, avec le soutien de la compagnie de gendarmerie de Guingamp, dans un contexte judiciaire particulièrement sensible.
Depuis plusieurs semaines, des investigations étaient engagées sur des faits signalés dans cette petite commune de 106 habitants, située entre les Côtes-d’Armor, le Finistère et le Morbihan. À l’époque, la vie municipale semblait marquée par la récente élection d’un jeune maire, perçu comme une figure de renouvellement local. Par ailleurs, les autorités cherchaient à vérifier plusieurs témoignages recueillis progressivement, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête approfondie.
Dans ce territoire rural, les institutions locales fonctionnaient autour d’une forte proximité entre élus et habitants, ce qui renforçait l’impact de l’affaire. Désormais, la procédure suit son cours sous la responsabilité des enquêteurs, tandis que la présomption d’innocence demeure. Source
