La Chine a menacé ce lundi 27 avril 2026 l’Union européenne de contre-mesures commerciales si elle adopte un plan de réindustrialisation favorisant le « made in Europe », jugé discriminatoire par Pékin. Ce projet de loi, présenté par la Commission européenne, vise à protéger les secteurs stratégiques face à la concurrence chinoise.
Le projet « accélération industrielle »
Présenté le 4 mars par la Commission, ce texte impose aux entreprises bénéficiant de fonds publics un pourcentage de composants critiques originaires d’Europe. Il cible l’automobile, les énergies décarbonées (batteries, panneaux solaires, pompes à chaleur), les industries lourdes et les matières premières essentielles. Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission, défend cette « préférence européenne » pour contrer les subventions chinoises et la désindustrialisation, avec 200 000 emplois perdus depuis 2024.
La réaction chinoise
Le ministère chinois du Commerce a exprimé de « graves préoccupations » dans un communiqué du 24 avril, dénonçant des restrictions aux investissements étrangers et des clauses d’origine exclusive UE. Pékin surveille le processus législatif et se dit prêt au dialogue, mais promet des « contre-mesures » si ses intérêts sont lésés. Cette menace s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes sur la concurrence déloyale.
Enjeux pour l’Europe
Le texte doit être approuvé par les États membres et le Parlement européen, malgré des divergences : la France est protectionniste, tandis que l’Allemagne et les pays nordiques craignent un frein aux investissements. Face au « rouleau compresseur » chinois, l’UE cherche à redevenir une « usine » et non un « supermarché ».
Ce bras de fer commercial pourrait redessiner les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les Varois, impactés par l’industrie automobile et les énergies vertes locales, suivront de près ces développements qui touchent l’emploi et la compétitivité européenne.
