Haïti sous tension permanente des groupes armés

Avion belge visé en Haïti : une mission de l’ONU sous le feu

Un avion militaire belge a été pris pour cible dimanche 19 avril, lors d’une mission des Nations Unies en Haïti. L’appareil, un A400M de l’armée belge, transportait près de quatre-vingts soldats tchadiens vers Port-au-Prince. Malgré les tirs, l’équipage a poursuivi sa mission avant de rejoindre Saint-Domingue, en République dominicaine, sans faire de victime.

Depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire haïtienne se dégradait fortement. Les affrontements entre groupes armés et forces régulières fragilisaient chaque intervention internationale. L’ONU cherchait justement à renforcer sa présence sur place face à une violence persistante.

Selon le ministère belge de la Défense, des impacts ont été relevés sur le fuselage arrière ainsi que sur un moteur. Toutefois, l’appareil a pu atterrir, débarquer les soldats, puis redécoller sans incident majeur. Theo Francken, ministre belge de la Défense, a été rapidement informé.

Cette attaque illustre les risques croissants auxquels sont confrontées les forces internationales en Haïti. En effet, les missions logistiques deviennent particulièrement sensibles dans un pays où l’autorité de l’État reste contestée.

Par conséquent, un second vol prévu dans la foulée a été annulé par mesure de précaution. Des réparations temporaires ont ensuite été réalisées avant le retour de l’appareil vers sa base de Melsbroek. Source

Sud-Kivu : la Monusco veut relancer d’urgence les vols humanitaires

James Swan a entamé vendredi une visite stratégique à Goma. Le nouveau chef de la Monusco y a rencontré les dirigeants de l’AFC/M23. L’objectif était clair : débloquer l’accès humanitaire dans l’est de la RDC.

Depuis plusieurs semaines, la situation préoccupait les acteurs internationaux. Les populations de Minembwe restaient isolées, tandis que les besoins humanitaires augmentaient. La reprise des vols était devenue une priorité.

Au cœur des discussions, l’AFC/M23 a proposé un pont aérien indépendant de Goma. Plusieurs villes pourraient servir de base logistique, notamment Kindu, Lubumbashi, Kisangani ou Bujumbura. Toutefois, la mise en œuvre soulève de nombreuses interrogations.

James Swan a fixé une condition essentielle. La sécurité de l’espace aérien devait être garantie avant toute reprise. Le brouillage GPS affectant les drones compliquait considérablement les opérations. Dans ce contexte, chaque vol représentait un risque majeur.

Par ailleurs, l’AFC/M23 accuse Kinshasa de poursuivre des bombardements dans la région. Le mouvement appelle désormais les médiateurs de Doha, de Washington et les Nations unies à intervenir rapidement. Source

Kim Jong-un promet encore son aide à la Russie en Ukraine

Kim Jong-un a réaffirmé dimanche son soutien militaire à Moscou. La déclaration a été diffusée lundi par les médias d’État nord-coréens. À Pyongyang, le dirigeant nord-coréen a reçu Andreï Belooussov, ministre russe de la Défense.

Depuis plusieurs mois, les échanges entre les deux pays s’intensifiaient. Pyongyang cherchait à consolider son alliance avec Moscou. La guerre en Ukraine offrait un terrain d’entente stratégique.

Face à son invité, Kim Jong-un a assuré que la Corée du Nord soutiendrait « pleinement » la Russie. Il a également évoqué une « guerre sacrée », reprenant la rhétorique du Kremlin. Cette déclaration confirme un rapprochement militaire déjà engagé.

D’ailleurs, Moscou souhaite aller plus loin. Un plan de coopération militaire pour la période 2027-2031 est en préparation. Les discussions ont porté sur le renforcement des échanges stratégiques.

Par ailleurs, une cérémonie symbolique a marqué cette visite. Kim Jong-un, Andreï Belooussov et Viatcheslav Volodine ont inauguré un mémorial dédié aux soldats nord-coréens morts en Ukraine. Concert, feu d’artifice et défilé aérien ont accompagné l’événement.

Selon Séoul, près de 2 000 soldats nord-coréens auraient péri sur le front ukrainien. Pyongyang aurait aussi fourni des missiles et d’importantes quantités de munitions.

En retour, la Russie apporterait une aide économique cruciale. Technologies militaires, denrées alimentaires et ressources énergétiques permettraient à la Corée du Nord d’atténuer l’effet des sanctions internationales. Source

Ukraine : Zelensky dénonce un « terrorisme nucléaire » russe

Volodymyr Zelensky a dénoncé dimanche 26 avril une nouvelle menace nucléaire. Cette déclaration est intervenue lors du 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Dans le même temps, de nouvelles frappes russes ont touché plusieurs régions ukrainiennes.

Depuis février 2022, Kiev alertait régulièrement sur les risques pesant sur ses installations sensibles. Les autorités ukrainiennes redoutaient qu’une escalade militaire ne provoque un accident majeur. Cette inquiétude s’inscrivait dans un contexte de tensions permanentes autour des sites nucléaires.

Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a accusé Moscou de conduire le monde vers une catastrophe industrielle. Il a dénoncé des actions militaires jugées irresponsables près des infrastructures sensibles. Selon lui, seule une pression internationale accrue pourrait contraindre la Russie à modifier sa stratégie.

Cette prise de parole intervient alors que des drones russes ont de nouveau été signalés près du site de Tchernobyl. L’an dernier, l’un d’eux avait endommagé l’arche de confinement protégeant le réacteur accidenté.

De son côté, Rafael Grossi a appelé à une intervention rapide. Le directeur de Agence internationale de l’énergie atomique estime que les réparations de l’enceinte doivent être engagées sans délai. Laisser la structure dans son état actuel présenterait des risques importants. Source

Liban: 14 morts après des frappes israéliennes dans le sud

Les frappes ont frappé dimanche 26 avril le sud du Liban. Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de 14 personnes. Trente-sept autres ont été blessées. Parmi les victimes figuraient deux femmes et deux enfants. L’attaque est survenue malgré la récente prolongation du cessez-le-feu.

Depuis plusieurs semaines, la frontière sud restait sous tension. Les affrontements avaient ralenti, mais les craintes demeuraient vives. Les habitants redoutaient une reprise brutale des hostilités. Cette nouvelle frappe a ravivé les inquiétudes dans une région déjà profondément marquée.

Dans le même temps, la diplomatie s’activait. Le chef de la diplomatie iranienne est retourné à Islamabad. Ce déplacement entretenait l’espoir d’une reprise du dialogue régional. L’objectif restait inchangé: tenter de contenir l’escalade au Moyen-Orient.

Par ailleurs, Donald Trump a relancé ses appels à la négociation. Après avoir annulé l’envoi de ses émissaires, il a invité les dirigeants iraniens à le contacter. Cette initiative visait à rouvrir un canal diplomatique, alors que les tensions militaires continuaient d’alimenter l’instabilité. Source

Iran-Russie : Abbas Araghchi à Moscou, vers un accord avec USA ?

Le chef de la diplomatie iranienne s’est rendu à Moscou lundi pour des entretiens diplomatiques avec les autorités russes. Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé cette visite, sans préciser le programme détaillé. Selon Moscou, aucune confirmation officielle d’une rencontre avec Vladimir Poutine n’a été donnée. Cependant, l’ambassadeur iranien avait évoqué une rencontre prévue avec le président russe lundi à Moscou. Auparavant, Abbas Araghchi avait effectué un voyage éclair à Oman pour des discussions régionales sensibles. Il était également revenu au Pakistan afin de transmettre un document aux médiateurs locaux. Ce document posait les bases d’un éventuel cadre d’accord avec les États-Unis. Dans le même temps, la guerre au Moyen-Orient continue d’alimenter les tensions diplomatiques. Les médiations cherchaient alors à stabiliser une situation devenue hautement volatile depuis plusieurs mois. Ainsi, la Russie apparaissait comme un acteur clé dans les discussions indirectes. L’Iran cherchait à renforcer ses positions tout en maintenant un canal avec Washington. Toutefois, les contours exacts des négociations restaient flous pour les observateurs internationaux. Ces échanges visaient surtout à évaluer les perspectives d’un apaisement régional. Source

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