Des Palestiniens s’expriment pour la première fois depuis le début de la guerre à Gaza. Samedi 25 avril 2026, les citoyens de Cisjordanie et du centre de la bande de Gaza ont voté aux élections municipales pour désigner leurs maires et conseillers municipaux. Ce scrutin revêt une importance capitale dans un contexte d’instabilité et de désenchantement politique.
Une participation massive mais inégale
Près de 1,5 million d’électeurs palestiniens étaient inscrits sur les listes électorales en Cisjordanie occupée. À Gaza, la participation demeure très limitée, seule la zone de Deir el-Balah étant concernée avec environ 70 000 électeurs, contre 930 000 en 2021. Les grandes villes comme Gaza-Ville et Khan Younis ont été exclues du scrutin en raison de la situation sécuritaire, des pénuries d’électricité et des moyens administratifs restreints.
Les enjeux politiques d’un scrutin symbolique
Ces élections municipales constituent le premier processus démocratique organisé depuis plus de deux ans de conflit armé. Elles visent à renouveler les conseils locaux responsables des services essentiels – eau, assainissement et infrastructures – dans un contexte marqué par l’occupation israélienne et les restrictions de circulation. Pour les observateurs internationaux, ce vote revêt une portée essentiellement symbolique, exprimant la volonté des Palestiniens de poursuivre leur vie ordinaire malgré les destructions massives.
Des listes électorales dominées par le Fatah
La plupart des candidatures sont liées au Fatah ou à des indépendants locaux, tandis que le Hamas n’a pas participé officiellement aux municipales. Le scrutin reflète une certaine lassitude politique : dans plusieurs villes comme Naplouse, une seule liste était candidate, révélant l’absence de véritable compétition électorale.
