Patrick Drahi accepte bien une offre globale de 20,35 milliards d’euros portée par Orange, Free et Bouygues Telecom, mais l’opération n’est pas encore finalisée, puisqu’une phase de négociations exclusives et d’autorisations réglementaires s’ouvre désormais.
Le dossier bascule ce vendredi matin, alors que le propriétaire d’Altice France valide une surenchère que le consortium a relevée après un premier refus, intervenu en octobre 2025.
Ce qui est acté
Patrick Drahi a accepté une nouvelle offre valorisant SFR à 20,35 milliards d’euros, ce qui marque une étape décisive dans un dossier engagé depuis plusieurs mois.
Le consortium réunit Orange, Free, via Iliad, et Bouygues Telecom, lesquels entrent désormais en négociations exclusives avec Altice France en vue d’un rachat de SFR.
SFR approche de son dénouement. Selon une source proche du dossier, Patrick Drahi, propriétaire d’Altice France, aurait officiellement accepté, ce vendredi 17 avril, une nouvelle offre de rachat globale émanant du consortium formé par Orange, Free et Bouygues Telecom. Cette transaction, estimée à 20,35 milliards d’euros, marque l’entrée des quatre opérateurs en phase de négociations exclusives. Source
Pourquoi l’offre aboutit
Une première proposition à 17 milliards d’euros avait été rejetée à l’automne 2025, car Patrick Drahi la jugeait insuffisante au regard de la valeur des actifs concernés.
Cette fois, le relèvement à 20,35 milliards d’euros a permis de débloquer les discussions, même si plusieurs médias rappellent que le vendeur visait auparavant un niveau encore supérieur.
Ce qui suit
La période d’exclusivité ouverte entre les parties court, selon Le Monde, jusqu’au 15 mai, ce qui suggère que l’essentiel des arbitrages industriels a déjà été préparé.
Cependant, la vente reste suspendue aux validations réglementaires, car un passage de quatre à trois opérateurs soulève d’emblée des questions de concurrence et d’impact sur les prix.
Pourquoi ce dossier compte
Si l’opération est validée, le marché français des télécoms passerait de quatre grands opérateurs à trois, ce qui constituerait une recomposition majeure du secteur.
Cette perspective alimente déjà les interrogations sur les tarifs, sur le partage des actifs de SFR et sur l’équilibre concurrentiel futur entre Orange, Free et Bouygues Telecom.
