À la veille des départs en vacances, la CGT d’Argedis appelle les salariés d’environ 200 stations-service TotalEnergies à cesser le travail, parce que le prix du carburant pèse désormais lourdement sur leur budget et que la direction refuse, selon le syndicat, une aide jugée suffisante.
Le mouvement vise les stations gérées par Argedis, filiale de TotalEnergies, dont une partie se situe sur autoroute, alors que l’affluence augmente avant les trajets de vacances, notamment en Île-de-France. La CGT explique que, puisque les salariés doivent souvent utiliser leur voiture pour aller travailler, la flambée récente des prix à la pompe a rendu la situation difficile pour une grande partie du personnel.
Ce que réclame la CGT
Le syndicat demande une aide au paiement du carburant pour les salariés, après des négociations restées sans issue avec la direction. Selon la CGT, certains employés consacrent jusqu’à 400 euros par mois à leurs trajets domicile-travail pour un salaire net d’environ 1 600 euros, ce qui toucherait près de 80% des salariés d’Argedis.
Pourquoi la tension monte maintenant
La hausse des prix des carburants s’est accélérée dans le contexte de la remontée des cours depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, ce qui nourrit la colère sociale autour des frais de déplacement. En parallèle, le plafonnement des prix mis en place par TotalEnergies dans ses stations a attiré davantage d’automobilistes, ce qui représente, selon la CGT, une charge de travail supplémentaire pour les salariés.
Ce que la direction a proposé
Lors de la dernière négociation, la direction a proposé une prime carburant comprise entre 15 et 40 euros par mois selon la distance entre le domicile et le lieu de travail. La CGT juge cette proposition insuffisante et parle de « miettes », ce qui explique l’appel à la grève et au blocage de stations ce vendredi.
Ce qu’il faut surveiller
L’enjeu immédiat concerne d’éventuelles perturbations dans les stations TotalEnergies, surtout sur les axes de départ, si la mobilisation est suivie. À ce stade, les informations disponibles décrivent surtout un appel à la grève et à des blocages, sans bilan consolidé sur l’ampleur réelle des fermetures au moment où l’article est publié.
