À Toulon, la pression monte autour de l’avenir du stade Mayol, alors que Bernard Lemaître exige un vote municipal sous six mois. La maire Josée Massi refuse toutefois ce calendrier, puisqu’elle affirme qu’un tel dossier demande davantage de temps et qu’elle privilégie, pour l’instant, la rénovation de l’enceinte actuelle.
Depuis plusieurs mois, le président du RCT défend un nouveau stade de 18 000 à 20 000 places, car il juge Mayol trop contraint pour soutenir le modèle économique du club. Le club met en avant des fragilités structurelles, des limites de sécurité, l’absence d’hospitalités suffisantes et un retard commercial par rapport à d’autres clubs du Top 14, tandis qu’il estime qu’une rénovation lourde coûterait plus de 400 millions d’euros, contre environ 200 millions pour une nouvelle enceinte. Bernard Lemaître a donc durci sa position en déclarant que, sans feu vert politique dans les six mois, il remettrait “les clés du RCT” sur le bureau de la maire, ce qui transforme un débat d’aménagement en bras de fer public.
En face, Josée Massi garde sa ligne, parce qu’elle ne veut ni valider dans l’urgence un projet complexe, ni entériner l’idée d’un départ précipité de Mayol. Elle rappelle qu’un audit “sécurité-solidité” doit éclairer les choix à venir, alors qu’elle poursuit un programme de modernisation du stade et qu’elle a de nouveau confirmé, dans sa feuille de route municipale, l’installation d’une pelouse hybride dès cet été pour 817 000 euros. Cette réponse vise à montrer que la Ville agit déjà, même si elle ne suit pas la stratégie de calendrier imposée par le propriétaire du club.
Le fond du dossier reste pourtant entier, puisque le RCT soutient qu’un simple rafistolage ne suffira pas si le club veut développer ses recettes et conserver son rang. Mais la municipalité, qui doit aussi composer avec des contraintes foncières, urbaines et politiques, semble vouloir reprendre la main sur le tempo, alors que le sujet s’est invité dans la campagne municipale et dans le débat local sur l’avenir du front de mer toulonnais.
La mairie refuse l’ultimatum et maintient, à ce stade, une méthode plus lente.
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