Tornel : À Tultitlán, des travailleurs réclament la semaine de 40 heures et on leur tire dessus.

À Tultitlán (Mexique), le conflit social de Tornel reste enlisé, puisque la revendication centrale sur la semaine de 40 heures n’a pas encore été réglée malgré plusieurs avancées sur d’autres points. Cette impasse s’inscrit dans un climat de forte tension, alors qu’une attaque armée contre des grévistes, survenue le 18 mars 2026, a blessé plusieurs salariés, dont quatre par balles, peu avant un vote destiné à prolonger le mouvement.

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Un conflit toujours ouvert

Les 1 051 salariés de l’usine Hulera Tornel ont déclenché la grève le 23 février 2026, parce qu’ils réclament un salaire jugé adéquat, le respect des règles du travail et le retour à une semaine de 40 heures. Le syndicat affirme que cette exigence ne date pas d’hier, car l’employeur aurait déjà dégradé les conditions de travail en 2017 après la signature d’un contrat considéré comme inférieur à la loi.

Le nœud des 40 heures

Début avril, les discussions ont progressé sur six ou sept des huit points du cahier revendicatif, mais le dossier des 40 heures reste le principal verrou. Les représentants syndicaux disent refuser une application progressive proposée par l’entreprise, alors qu’ils exigent une mise en œuvre pleine et immédiate. Cette position s’explique aussi par le fait que, selon des sources syndicales, le contrat de branche prévoyait déjà 40 heures, tandis que les salariés travaillaient encore 48 heures par semaine.

Une réforme nationale en arrière-plan

Au Mexique, la durée légale reste aujourd’hui fixée à 48 heures hebdomadaires, même si le Sénat a approuvé en avril 2026 une réforme visant une réduction graduelle à 40 heures d’ici 2030. Dans ce contexte, la demande des grévistes de Tornel dépasse le seul cadre local, puisqu’elle anticipe une évolution législative nationale tout en invoquant des droits déjà inscrits, selon eux, dans leur cadre conventionnel.

Ce que réclament les salariés de Tultitlán

Une violence qui pèse sur les négociations

Le 18 mars 2026, une attaque violente a visé les employés de l’usine de pneus Hulera Tornel, située à Tultitlán, au Mexique. Plusieurs personnes ont été blessées lors de cet assaut, dont quatre par balle. Malgré cela, la participation au vote sur la poursuite du mouvement a été massive, avec 883 voix en faveur de la reconduction, ce qui a renforcé la légitimité du rapport de force syndical. Source 1 Source 2

Le conflit chez Tornel s’articule autour de revendications salariales et horaires, alors que les négociations restent toujours en suspens. Ce contexte est marqué par une escalade de la violence, illustrée notamment par une attaque armée.

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