La ville de Hakodate a enregistré un taux de refus de 51,4 % pour ses offres publiques en 2026, confirmant une tendance récente. Depuis deux ans, plus d’un candidat sur deux décline un poste, malgré des besoins constants. Ainsi, les autorités locales observent un phénomène durable qui fragilise leurs capacités de recrutement.
Pourtant, cette situation s’inscrivait déjà dans une dynamique plus ancienne. Depuis plusieurs années, les jeunes diplômés privilégiaient les zones centrales de Hokkaidō. En effet, ces territoires proposaient des salaires plus élevés et des perspectives jugées plus attractives. De plus, le secteur privé offrait des conditions perçues comme plus flexibles, ce qui renforçait ce déséquilibre.
Par conséquent, le marché du travail japonais, devenu favorable aux candidats, accentuait cette mobilité. En 2025, le taux de refus atteignait déjà 52 %, marquant un niveau inédit depuis une décennie. Malgré des ajustements salariaux engagés par Hakodate, les résultats restent limités.
Ainsi, les flux se dirigent principalement vers la région de Dōō, notamment vers des villes dynamiques. Cette migration professionnelle réduit la capacité des collectivités périphériques à maintenir leurs services publics. En parallèle, les administrations locales peinent à rivaliser face à une concurrence accrue. Source
