L’une des expériences les plus courantes lors de la navigation sur un site web reste la nécessité de résoudre des CAPTCHA pour prouver son humanité. Ces systèmes, présentés comme des outils anti-spam destinés à protéger les plateformes des robots, imposent en effet cette vérification, parfois plusieurs fois par jour.
Origines du CAPTCHA
Les CAPTCHA émergent lorsque AltaVista subit un flood massif de spams, ce qui incite les pionniers du web, confrontés à des bots automatisés qui polluent les moteurs de recherche, à inventer un test de Turing simplifié afin de distinguer humains et machines. Ainsi, parce que les robots surpassaient les humains dans la lecture de textes déformés vers 2014, Google rachète reCAPTCHA, dont l’entreprise exploite les réponses des utilisateurs pour numériser des livres anciens ou améliorer sa cartographie Street View, puisque chaque clic anonyme alimente gratuitement ses bases de données massives. En outre, bien que la CNIL critique ce transfert de données vers les États-Unis sans consentement explicite, les 200 millions d’internautes quotidiens contribuent involontairement à l’entraînement des IA de Google, comme celles pour les voitures autonomes Waymo.
Mécanisme et exploitation actuelle
Aujourd’hui, reCAPTCHA v3 analyse le comportement des navigateurs en arrière-plan, mais déclenche des défis visibles lorsque l’IA détecte des anomalies, parce que les réponses humaines, qui valident des objets routiers flous ou des panneaux, perfectionnent les algorithmes de reconnaissance d’images chez Google. Par conséquent, puisque chaque session prend en moyenne 10 secondes, l’humanité offre environ 500 000 heures par jour à ces géants technologiques, qui monétisent ces labels sans rémunérer les contributeurs, alors que des fermes à clics en Inde résolvent des CAPTCHA payants pour contourner les protections. De plus, si les bots IA contournent désormais 100% des tests visuels selon des chercheurs suisses en 2024, les CAPTCHA évoluent vers des analyses invisibles, mais persistent à collecter des données pour d’autres finalités que la simple sécurité.
Les CAPTCHA forcent les internautes à labelliser des données pour Google.
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