Les automobilistes varois signent de plus en plus de contrats de leasing alors que l’UFC-Que Choisir alerte sur leurs coûts cachés. En 2024, 67% des véhicules neufs immatriculés par des particuliers passent par la location avec option d’achat (LOA) ou la location longue durée (LLD), une pratique qui explose localement depuis la reprise économique post-pandémie.
Cette explosion s’explique parce que les mensualités paraissent attractives, bien que les professionnels omettent souvent d’inclure l’assurance obligatoire, les pneus ou les entretiens, ce qui alourdit le budget réel de dizaines d’euros par mois lorsque les locataires découvrent ces oublis. L’association, qui a interrogé 1 285 consommateurs et analysé près de 1 000 litiges, révèle que 25% des locataires subissent des frais de restitution contestés atteignant 1 200 euros en moyenne, puisque certains contrats transforment des usures normales en factures exorbitantes si le véhicule n’est pas rendu impeccable. De surcroît, les clauses persistent à exiger les loyers même quand une panne immobilise la voiture, ou qu’un accident de vie comme une perte d’emploi, un divorce ou un décès survient, car les professionnels profitent d’un cadre juridique laxiste pour verrouiller les sorties anticipées.
Leasing automobile : que se passe-t-il en cas d’accident ou de perte du véhicule ?
En cas de décès du locataire, les héritiers se heurtent à un manque de clarté criant, parce que les contrats les obligent à payer, racheter le véhicule ou risquer un recouvrement, alors que l’information sur leurs droits reste absente des documents signés. Cette opacité s’amplifie depuis que la LLD, dont les volumes bondissent de 67% en un an, échappe à la directive européenne sur le crédit à la consommation transposée en novembre 2026, tandis que les concessionnaires orientent les clients vers ce produit moins réglementé. L’UFC-Que Choisir exige donc un droit de résiliation sans frais en cas d’accident de vie, une information standardisée sur les coûts et l’extension des protections à la LLD, afin que les pouvoirs publics agissent avant que les litiges ne s’accumulent dans le Var . Source
UFC-Que Choisir dénonce des contrats piégeux via son enquête récente. Les locataires paient des frais cachés, 1 200 euros en moyenne à la restitution. Partagez vos expériences en commentaire.
