Une baisse attendue après une semaine de tension
Les prix du fioul domestique reculent légèrement ce mercredi 25 mars 2026, après une semaine marquée par une forte volatilité des cours. La moyenne nationale pour une commande de 1 000 litres non groupée s’établit autour de 1 762 euros pour le fioul ordinaire, soit une baisse de 21 euros par rapport à mardi 24 mars. Cette inflexion s’explique par une stabilisation des cours du pétrole brut, qui avaient flambé début mars sous l’effet de tensions géopolitiques au Moyen‑Orient. Source
Contexte de la hausse et des facteurs de prix
Depuis début février, les prix du fioul domestique ont subi une forte poussée, passant d’environ 1 170 euros les 1 000 litres début mars à plus de 1 800 euros en 24 heures la semaine du 23 mars. Cette hausse s’est traduite par une évolution de plus de 400 euros sur une semaine, alourdie par la hausse du cours du Brent et par des coûts logistiques élevés dans certaines régions. De fait, le fioul domestique reste aujourd’hui encadré par plusieurs variables : distance des dépôts, niveau des stocks, configuration géographique et intensité de la demande locale.
Situation régionale et en Paca
Au niveau régional, la baisse de mercredi reste modérée mais tangible, avec une moyenne autour de 1 755 euros les mille litres en Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, légèrement en dessous de la moyenne nationale. Cette situation contraste avec certaines régions comme le Languedoc‑Roussillon, où la tonne de fioul atteint près de 1 890 euros, ou encore la Champagne‑Ardenne, à 1 888 euros. Pour les foyers varois, ces niveaux restent élevés par rapport aux prix de fin 2025, même si la tendance actuelle laisse entrevoir une relative stabilisation dans les semaines à venir.
Conseils pratiques pour les consommateurs
Face à cette volatilité, les distributeurs recommandent de surveiller les alertes prix et de privilégier les comparateurs en ligne pour saisir les fenêtres de baisse, notamment en dehors des pics de froid. Les commandes groupées demeurent une piste intéressante pour réduire le coût à la tonne, surtout dans les zones où le prix est supérieur de 30 à 60 euros à la moyenne nationale. Enfin, les foyers peuvent anticiper les prochaines montées de tarif en planifiant leurs remplissages à l’automne, lorsque la demande est moins exacerbée et que les cours sont généralement plus stables.
